Femme rousse astucieuse tenant des billets de banque.
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L’inquiétude de manquer d’argent n’est pas directement liée au niveau de revenu, indique un sondage qui révèle le contentement des aînés.

Soixante-six pour cent des Canadiens âgés de 30 ans et plus s’inquiètent de pouvoir survivre à leurs actifs, quels que soient leurs revenus présents, indique un sondage de l’institut Angus Reid mené auprès de 3 000 Canadiens.

Le revenu contribue au sentiment de crainte uniquement pour les personnes gagnant moins de 50 000 $ par année. Et encore, même dans cette tranche de revenus, le lien entre rémunération et peur de manquer n’est pas significatif. En effet, 69 % des personnes gagnant moins de 50 000 $ annuellement sont inquiets. C’est à peine davantage que les 66 % de la tranche de revenus comprise entre 50 000 $ et 100 000 $. Et c’est seulement quelques points au-dessus des 63 % parmi les revenus supérieurs à 100 000 $.

HEUREUX AÎNÉS

La peur de manquer d’argent est davantage liée au sexe ou à l’âge de la personne. En effet, 77 % des femmes âgées entre 30 et 55 ans disent ressentir cette crainte.

Du point de vue de l’âge, ce sont les 44-54 ans qui sont les plus inquiets. Quatre-vingt-six pour cent d’entre eux ressentent la peur de manquer d’argent en fin de vie. À l’inverse, seuls 51 % des Canadiens âgés de 70 ans et plus ont cette même inquiétude.

Les plus âgés ont tendance à avoir une vision généralement plus positive du vieillissement que leurs jeunes concitoyens. Alors que 56 % des 30 à 55 ans craignent de se retrouver seuls durant leurs vieux jours, ils sont 50 % à avoir cette crainte parmi les plus de 55 ans.

Cette différence dans la perception du vieillissement ne se limite pas aux indicateurs financiers et sociaux. Même la perception de soi-même présente une différence sensible entre les âges… et pas forcément dans le sens qu’on pourrait croire. Ainsi, 36 % des 30-39 ans se sentent plus jeunes que leur âge, tandis qu’ils sont 60 % à avoir ce sentiment parmi les plus de 70 ans.

Moins craintifs de se retrouver seuls et désargentés, plus satisfaits de leur état, les aînés semblent décidément les plus heureux et les plus en forme : 98 % d’entre eux se disent en bonne ou très bonne santé mentale. Ils ne sont que 81 % à partager cette perception parmi les 30-39 ans.