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La reprise de l’économie après les ravages de la crise de la COVID-19 est jugée positive par la plupart des experts, mais ne justifie par une augmentation du taux directeur, selon la Banque du Canada.

Elle estime que l’économie canadienne s’est contractée d’« un peu plus de 13 % » pendant « la première moitié de l’année », mais note que la reprise en cours « semble plus rapide qu’on le prévoyait en juillet ».

Ce taux sera probablement maintenu pendant au moins deux ans, ou au moins « jusqu’à ce que les capacités excédentaires de l’économie se résorbent, de sorte que la cible d’inflation de 2 % soit atteinte de manière durable ».

« Un rebond fort, mais inégal, de l’emploi a aussi été constaté », menant à une décrue du chômage après un taux record de 13,7 % en mai, souligne l’établissement.

Selon le Financial Post, la banque centrale a annoncé qu’elle entreprendrait un assouplissement quantitatif jusqu’à ce que la reprise soit « bien entamée », ce qui ouvre la porte à une réduction avant de relever ses prévisions de taux.

« On craint déjà que les achats d’obligations de la banque centrale de 5 milliards de dollars par semaine ne soient trop ambitieux et susceptibles de fausser le marché, note le quotidien. Un moyen d’assouplir potentiellement les prévisions d’achat massif d’obligations sans effrayer les marchés pourrait être d’introduire un contrôle de la courbe des taux, où la banque centrale cible un taux d’intérêt à moyen terme spécifique. Cela lui permettrait d’acheter suffisamment d’obligations pour maintenir les taux en suspens, sans s’engager sur un montant spécifique. »