Un couple en pleine réflexion
Photo : Dean Mitchell / istockphoto

Il peut être opportun d’emprunter pour investir dans un REER. Mais cela nécessite de se poser des questions pertinentes, pour éviter de partir dans une mauvaise direction. 

L’avantage de l’emprunt REER est d’obtenir un crédit d’impôt optimal. Mais ce bénéfice ne doit pas être annulé par un coût d’emprunt élevé.

PEUT-ON REMBOURSER DANS L’ANNÉE?

La première question à se poser est celle de la capacité de l’emprunteur à rembourser son prêt au cours de l’année à venir, suggère Morningstar. 

L’emprunteur devrait donc utiliser son crédit d’impôt ainsi obtenu pour couvrir une partie de son emprunt. Il devrait aussi être en mesure de rembourser le solde dans les mois qui suivent.

Si l’emprunt n’est pas remboursé en fin d’année, il viendra réduire la possibilité de cotiser au REER l’année suivante. Ce serait partir en marche arrière par rapport à l’objectif initial…

SUR QUELLES BASES DOIT-ON FAIT NOS CALCULS?

Mieux vaut vérifier auprès de la banque prêteuse quel taux elle compte appliquer à l’emprunt. En effet, les institutions financières peuvent proposer des prêts REER à taux avantageux si on investit dans un REER hébergé chez elles. Si on compte investir dans un REER externe, comme Fondaction, la banque peut accorder un prêt personnel à un taux bien moins intéressant.

QUELLES SONT LES AUTRES POSSIBILITÉS?

Pour optimiser le crédit d’impôt, il peut être souhaitable de recourir à une autre solution. L’emprunt REER n’est pas une réponse adaptée en toutes circonstances. On devrait disposer d’une réserve financière suffisante si un problème survient, comme une perte d’emploi ou une lourde dépense imprévue.

Au contraire, si la situation financière tend à s’améliorer, peut-être vaut-il mieux attendre pour bénéficier d’un crédit d’impôt à un taux d’imposition supérieur. Il sera alors peut-être possible d’en profiter sans prendre de risques, en déposant un montant qui sera accumulé au cours de l’année à venir, plutôt que de l’emprunter maintenant.