Ville de Montréal au coucher du soleil.
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Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) appuient fortement l’établissement de l’International Sustainability Standards Board (ISSB) au Canada.

La Fondation IFRS, la principale instance internationale de normalisation en matière de comptabilité financière, doit choisir sous peu la ville où s’établira l’ISSB, qui comptera entre 50 et 100 employés, essentiellement des professionnels en comptabilité financière et des analystes en économie durable et investissement responsable.

Comme nous l’expliquions dans un récent article, ces derniers agiront à titre de principaux administrateurs et régulateurs des nouvelles normes comptables internationales en matière de finance et d’économie durable.

« L’établissement de normes internationales constitue un pas important vers le rehaussement de l’information d’entreprise en vue de fournir aux investisseurs des renseignements fiables, complets et comparables », a affirmé par voie de communiqué Louis Morisset, président des ACVM et président-directeur général de l’Autorité des marchés financiers.

« En tant qu’ambassadeurs mondiaux accordant la priorité à la gouvernance, à la gérance et au leadership rigoureux, les ACVM sont favorables au développement de l’ISSB et estiment que le Canada occupe une position unique pour accueillir cette organisation », a-t-il ajouté.

Selon les ACVM, plusieurs arguments militent en faveur du Canada. Déjà, le pays possède l’une des économies les plus diversifiées au monde, avec des secteurs d’activité qui se démarquent par leur expertise, leur expérience, leur bilan et leur rayonnement en matière d’établissement de normes, de gouvernance, d’information sur la durabilité et d’information financière liée au climat. De plus, les émetteurs et grands gestionnaires d’actifs s’investissent dans l’établissement de normes environnementales, sociales et de gouvernance qui soient comparables et de haute qualité et dans la réduction des émissions de carbone, tant au pays qu’à l’international.

Sans compter que le Canada est reconnu pour sa capacité à dégager des consensus, à susciter la collaboration et à promouvoir l’innovation sur les questions environnementales. Le Partenariat Canada–Royaume-Uni sur la croissance propre et les changements climatiques, le dialogue de haut niveau Canada-UE sur l’environnement, en 1983, et le dialogue de haut niveau sur les changements climatiques, en 2010, en sont de bons exemples.

Plusieurs villes, dont Montréal, sont dans la course pour accueillir le nouveau siège social de l’ISSB. Le nom de la ville choisie pourrait être annoncé lors de la COP26 qui aura lieu du 31 octobre au 12 nov à Glasgow en Écosse, selon Montréal International.