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La crise de la COVID-19 pourrait marquer le retour d’une stratégie de portefeuille laissant davantage de place aux obligations.

Le portefeuille classique 60/40, composé de 60 % d’actions et de 40 % d’obligations, semble avoir le vent en poupe. Les obligations étaient pourtant généralement délaissées ces dernières années, car offrant un rendement faible.

Les bas taux d’intérêt octroyaient des rémunérations minimes aux détenteurs d’obligations. De leur côté, les actions offraient des rendements bien plus élevés, en profitant du dynamisme de l’économie mondiale. Mais ce temps pourrait être révolu, selon Zone Bourse. 

Déjà, en 2019, un portefeuille classique de type 60/40 obtenait sa meilleure performance depuis 10 ans, avec un rendement de 16 %. Et depuis le début de l’année 2020, cette stratégie limite ses pertes à 18,42 % quand un panier d’actions diversifiées mondiales tombe de 31 %.

Le constat est identique sur un an, avec un portefeuille 60/40 qui limite ses pertes. Seul un portefeuille plus défensif, de type 40/60, se maintient mieux. Mais pour profiter d’un rebond boursier, le portefeuille 60/40 est mieux armé.

Ce portefeuille classique pourrait bien redevenir un outil favori des investisseurs, à un moment où ils cherchent à la fois à se protéger de nouvelles déconvenues boursières, et à se préparer à la prochaine phase de croissance des marchés financiers.