Malgré la pandémie, certains Canadiens vivent dans la quiétude financière, tout simplement parce qu’ils disposent d’un plan financier et d’un conseiller pour les aider à planifier leur futur, conclut le Sondage RBC sur l’autonomie financière et la retraite.

À l’inverse, un groupe important de Canadiens ne jouit pas d’une telle paix d’esprit. En fait, la majorité des sondés (54 %) ne disposent pas d’un plan financier et 71 % n’ont pas pris contact avec un conseiller au cours de la dernière année.

Pour cette raison ces répondants sont davantage inquiets quant à leur avenir financier. Plus de la moitié (67 %) craignent d’avoir pris du retard dans leur épargne-retraite, peur probablement justifiée puisque 45 % n’ont pas de CELI ni de REER.

« Il s’agit d’un groupe qui pourrait tirer profit de conseils financiers et d’aide d’un conseiller. Notre sondage auprès des clients révèle que ceux qui ont établi un plan financier sont plus susceptibles d’épargner régulièrement, notamment en investissant dans leur CELI et leur REER pour se constituer une caisse de retraite. Ces clients semblent aussi mieux outillés que les autres pour gérer leurs dépenses courantes tout en se constituant un fonds d’urgence et un coussin pour l’avenir », résume Brigitte Felx, planificatrice financière, RBC.

LES PRÉOCCUPATIONS DES CANADIENS

Sur le plan des préoccupations, les liquidités occupent la première place. Ainsi plus du tiers des sondés (38 %) affirment y faire particulièrement attention actuellement. La pandémie a pesé lourd sur ces dernières. Le quart des répondants (26 %) confirment disposer de moins de liquidités qu’au début de la COVID-19.

Parmi les autres éléments de préoccupations des Canadiens, on retrouve :

  • L’état général des finances personnelles (32 %)
  • La gestion des dettes (27 %)
  • Avoir des fonds en suffisance advenant une aggravation de la pandémie (25 %)
  • La valeur des placements (24 %)
  • La valeur de l’épargne-retraite (16 %)

Le sondage de RBC montre ainsi qu’avec la pandémie, les priorités financières des Canadiens ont basculé vers le court terme. Un peu moins de la moitié (46 %) déclarent que la gestion de leurs dettes est leur priorité financière, une augmentation de six points de pourcentage par rapport à l’an dernier.

À l’inverse l’épargne-retraite a chuté de sept points pour s’établir à 49 %, soit le plus faible pourcentage depuis 2012.

Les Canadiens se sont également dits préoccupés par d’autres éléments concernant leur avenir financier :

  • 71 % craignent de ne pas trouver l’équilibre entre leurs priorités financières immédiates et celles à long terme
  • 47 % ont peur de ne pas avoir épargné suffisamment
  • 29 % ne savent pas comment parer aux imprévus

« Quels que soient vos projets pour l’avenir, vous devez avoir un plan – une feuille de route – pour orienter vos décisions financières. Il est également important de prendre le temps de discuter, sans obligation, avec un conseiller », suggère Brigitte Felx.