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Bien que les États-Unis comptent plus de millionnaires que n’importe quel pays au monde, ce n’est pas l’État le plus riche si l’on s’intéresse au montant moyen de richesse par adulte. Ainsi, dans un classement réalisé par Crédit Suisse, alors que le Canada se classe sixième, juste après la France, les États-Unis, eux, ne font même pas partie du top dix.

Quant à la richesse par adulte, les États-Unis sont bel et bien devant le Canada. En effet, la patrie de Donald Trump se classe troisième juste derrière l’Australie et la Suisse, alors que le Canada est à la septième place.

Ce classement divise la richesse globale du pays par la population totale. Mais aux États-Unis, 0,1 % des ménages les plus riches possèdent autant de richesses que 90 % des ménages les plus pauvres.

« Les États-Unis comptent le plus grand nombre de personnes faisant partie du 1 % de la population la plus fortunée, et représentent actuellement 41 % des millionnaires dans le monde », indique le rapport.

Une autre façon de calculer la richesse du pays qui prendrait davantage en compte la situation des citoyens serait de regarder quels sont les pays qui comptent le plus grand nombre de personnes fortunées. À ce moment-là, les États-Unis ne feraient même pas partie des dix pays les plus riches.

Avec un actif moyen de 61 667 $ par adulte, les États-Unis occupent la 18e place, alors que le Canada, avec un actif moyen de 106 342 $ par adulte, se classe sixième. Dans ce classement, l’Australie est en tête juste devant la Suisse avec 191 453 $ par adulte.

POUR PLUS D’ÉGALITÉ

Partant du principe que le fait de posséder des richesses aide à en obtenir davantage, Darrick Hamilton, professeur à la New School, a réfléchi à une manière de régler le problème des inégalités sociales, rapporte le journal Business Insider.

Pour combler le fossé qui sépare les riches et les pauvres, le professeur propose un système de fonds en fiducie pour les bébés. Son idée est de donner une somme d’argent, comprise entre 500 et 60 000 $, à tous les nouveaux-nés en fonction de leur patrimoine familial. Ainsi, les enfants issus des familles les plus riches auraient les plus petits montants. Cela donnerait une chance à tous les enfants d’avoir un avenir prospère.

« La richesse est l’indicateur primordial de la sécurité économique et du bien-être. Il est temps de sortir du faux récit qui attribue les inégalités aux déficits personnels individuels tout en ignorant largement les avantages de la richesse », déclare Darrick Hamilton.