Homme d'affaires observant la ville avec des jumelles, du haut d'un gratte-ciel.
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Bien que les marchés s’affolent et continuent de chuter, Martin Pelletier, gestionnaire de portefeuille senior chez Wellington-Altus Private Counsel, affirme, dans un article du Financial Post, que les banques centrales ne devraient surtout pas arrêter de hausser les taux d’intérêt.

Selon lui, les fondamentaux sont actuellement oubliés. Les marchés ne réagissent pas aux fondamentaux, mais s’alignent en fonction de la rupture d’une moyenne mobile à la hausse ou à la baisse, ainsi que sur la détermination des banques centrales à hausser les taux malgré ceux qui préviennent qu’une telle idée pourrait déclencher une nouvelle crise financière.

L’expert recommande de prendre un peu de recul avant d’affirmer que le passage des taux d’intérêt à 2,5 ou 3 % est la fin du monde. Au contraire, avance-t-il, cela contribue à réduire les pressions inflations.

Il rappelle que la forte demande de services qui se traduit notamment par l’impossibilité d’obtenir un passeport ou les problèmes dans les aéroports, ne ressemble pas au prélude d’une récession majeure, au contraire.

L’inflation est selon lui davantage problématique que les hausses de taux d’intérêt. Ces dernières ne devraient donc pas être considérés avec tant de méfiance.

Il souligne que l’important est de distinguer la croissance nominale de la croissance réelle. Par exemple, il sera difficile d’obtenir une croissance économique réelle puisque la croissance nominale doit être supérieure au taux d’inflation actuel de 8,6 %, avance-t-il.

Selon lui, le meilleur moyen de mettre fin à cette petite récession consiste à faire baisser l’inflation. Si les entreprises se contentent de maintenir la croissance des bénéfices, le potentiel d’expansion des multiples reviendra, assure-t-il.

Ceux qui souffrent réellement de la transition actuelle sont ceux qui dépendent d’un effet de levier bon marché pour stimuler les rendements, comme les spéculateurs de l’immobilier résidentiel.

Il recommande donc de ne pas se laisser déstabiliser par le bruit engendré à court terme. Il rappelle à tous que l’important pour l’investisseur est de toujours garder le cap et de ne pas se laisser influencer. Le bon sens l’emporte toujours si on lui donne suffisamment de temps, conclut-il.