Près d’un Québécois sur deux (41 %) ne comprend pas exactement les répercussions que la hausse des taux d’intérêt peut avoir sur lui, selon un sondage du Groupe Banque TD.

Cela démontre des lacunes importantes en matière d’éducation financière alors que la hausse des taux d’intérêt impacte le budget des ménages et complique les choses pour les propriétaires et les éventuels acheteurs.

Le coup de sonde révèle également que ces futurs acheteurs sont prêts à revoir leur plan de match afin de devenir propriétaires. Ils sont 30 % à envisager d’acheter avec des proches quitte à partager leur nouvelle habitation.

D’autres révisent leurs besoins. Ils sont (29 %) à être prêts à se priver d’une cour extérieure alors que 26 % accepteraient d’acheter une moins grande propriété. Des compromis liés autant à la hausse des taux d’intérêt qu’au manque de choix dans l’inventaire immobilier.

Comme les faibles taux records étaient la norme depuis des années, beaucoup de premiers et jeunes acheteurs font face à leur premier cycle d’accroissement des taux, ce qui met en lumière les lacunes en matière de connaissances sur la capacité financière à acheter une propriété des Canadiens.

L’HEURE EST AU COMPROMIS

À l’échelle du Canada, les acheteurs se montrent préoccupés face à un marché immobilier de moins en moins abordable.

Trois Canadiens sur quatre (76 %) sont inquiets de la manière dont l’augmentation des taux influencera le type de propriété qu’ils pourront se permettre d’acquérir.

En outre, quatre Canadiens sur dix (38 %) admettent qu’ils ne comprennent pas exactement les répercussions de la hausse des taux d’intérêt sur leur situation.

« Dans le marché tendu actuel, il est capital de comprendre l’incidence de la hausse des taux d’intérêt pour établir et maintenir une bonne santé financière, peu importe où vous vous situez dans votre parcours de propriétaire », affirme Frank Psoras, premier vice-président, Crédit garanti par des biens immobiliers à la TD.

DES LACUNES À COMBLER

Le sondage a permis de déceler que plusieurs notions financières liées à la propriété échappent à de nombreux Canadiens.

  • Plus de la moitié des répondants (52 %) ne savent pas ce qu’est une ligne de crédit sur valeur domiciliaire (LDCVC) ou ce qui distingue ce produit d’un prêt hypothécaire;
  • 33 % des sondés disent ne pas bien comprendre comment la hausse des taux d’intérêt pourrait influencer leur capacité à renouveler leur prêt hypothécaire;
  • 26 % ne sont pas au courant des frais de remboursement anticipé potentiels s’ils vendent leur propriété avant la fin de la durée du prêt;
  • près de 40 % des répondants affirment ne pas connaître la différence entre un prêt hypothécaire à taux d’intérêt fixe et un prêt hypothécaire à taux d’intérêt variable;
  • 27 % des futurs acheteurs ont reconnu ne pas connaître ou comprendre les nombreux coûts associés à l’achat d’une maison;
  • 40 % des personnes ayant l’intention d’acheter une propriété d’ici un an ne savent pas en quoi consiste le processus de préapprobation hypothécaire.

Malgré les aléas du marché, une personne sur quatre se dit susceptible d’acheter une propriété dans la prochaine année.

 

« Les Canadiens ne mettent pas en suspens leurs projets, et ils ne devraient pas le faire non plus, explique Frank Psoras. Cela dit, les conditions sont complexes et évolutives. Si vous envisagez d’acheter une propriété ou de renouveler votre prêt hypothécaire à moyen terme, vous pourriez vouloir parler à un spécialiste hypothécaire ou à un conseiller TD pour vous aider à avoir un meilleur portrait de votre capacité d’achat. »

Le sondage a été mené en ligne auprès de 2000 Canadiens, entre le 20 et le 25 mai 2022.