Lingots d'or et marché boursier.
Photo : MicroStockHub / iStock

Les marchés financiers, orientés à la hausse, semblent ignorer la deuxième vague de la COVID-19.

Depuis la chute des marchés enregistrée au début de la pandémie, les Bourses ne cessent d’être tournées vers la hausse. Certes, l’été a montré un ralentissement de la propagation de la COVID-19 dans le monde. Mais même la multiplication de nouveaux cas n’ébranle pas la marche en avant des Bourses.

Mais la hausse parallèle des marchés financiers et des cas de COVID-19 ne durera probablement pas longtemps, avance le Financial Post.

En effet, l’optimisme des investisseurs ne pourra pas passer par-dessus la réalité de la pandémie. Et cette réalité est qu’il n’y a présentement aucun vaccin ni aucun traitement significatif contre le coronavirus. La réalité est aussi que la première vague n’a jamais réellement pris fin. Il y a chaque jour de nouveaux cas, et l’augmentation de nouveaux cas est importante. On en compte de 200 000 à 300 000 nouveaux chaque jour dans le monde, relève le quotidien.

Face à cette réalité, les marchés affichent des niveaux historiquement élevés. La marge d’erreur des investisseurs est donc limitée. Une annonce négative sur la pandémie, sur les batailles commerciales ou sur les élections américaines pourraient faire vaciller les Bourses.

La croissance des bénéfices des entreprises pourra-t-elle durer si la pandémie s’éternise dans les prochains mois? Dès que la réponse à cette question sera négative, la valeur des actions devra s’ajuster à la baisse.

L’OR, UN REFUGE PLUS QUE JAMAIS

Et pendant ce temps, l’once d’or s’apprête aussi à battre des records. C’est l’avis de la banque Citigroup, qui prévoit que le métal jaune atteindra un niveau historique en fin d’année, après avoir déjà battu son record le mois passé, relève Bloomberg.

En août, le seuil des 2 000 $ a été dépassé sur les contrats à terme, atteignant même 2 089,20 $.

Plus que jamais considéré comme valeur refuge, l’or pourrait encore voir son cours bondir en raison des mêmes incertitudes qui pèsent sur la prospérité des marchés financiers, sans que ces derniers n’en paient le prix, pour l’instant.