Les Québécois plus tentés qu’avant de dépenser

Par La rédaction | 22 janvier 2018 | Dernière mise à jour le 15 août 2023
3 minutes de lecture
jehsomwang / 123RF

Les Québécois entrevoient leur avenir financier avec plus d’optimisme qu’il y a dix ans, mais l’arrivée des nouvelles technologies les soumet aussi à beaucoup plus de tentations, révèle un récent sondage de Placements Mackenzie. Ils auront besoin de vos judicieux conseils pour savoir où tracer la ligne entre épargner et consommer.

Le sondage a été réalisé pour Placements Mackenzie par Environics Communications et Léger Marketing du 25 octobre au 5 novembre 2017, auprès de 1 500 Canadiens.

Si on compare avec les résultats d’il y a dix ans, on constate que plus de la moitié des répondants québécois (52 %) ont vu leur salaire augmenter depuis 2007, parfois de plus de 50 %.

En 2007, 40 % des répondants à un sondage similaire prévoyait que leur salaire resterait le même, diminuerait ou augmenterait de moins de dix pour cent au cours de la décennie à venir. Il faut dire qu’à l’époque, certaines données économiques rendaient difficiles un enthousiasme débordant.

« Leur pessimisme provenait en partie du fait qu’entre 1994 et 2004 l’inflation avait augmenté de 22,2 %, alors que les salaires avaient seulement crû de 14,4 % », rappelle Karine Précourt, directrice, planification fiscale et successorale à Placements Mackenzie.

C’est au Québec, en Colombie-Britannique et en Ontario que l’on trouve la plus grande proportion d’augmentations de salaire de plus de 50 % en dix ans. Influencés peut-être par cette tendance, sept Québécois sur dix croient que leur mode de vie sera similaire ou meilleur dans dix ans. En 2007, ils n’étaient que 35 % à partager cet avis.

DÉPENSER EST SI FACILE

Par ailleurs, en 2017, un faramineux 93 % des Québécois admettaient que les nouvelles technologies facilitaient grandement leurs achats, ce qui peut inciter à consommer davantage.

Les achats en ligne (50 %), les outils de paiement rapide (38 %), les remises instantanées et autres incitatifs (37 %) et les achats programmés et automatisés (32 %) sont tous mentionnés comme des facteurs facilitant la consommation.

« On voit qu’une majorité de gens disposent de plus de ressources financières qu’il y a dix ans, mais aussi qu’il est plus facile de les dépenser, donc l’épargne-retraite demeure un défi », souligne Karine Précourt. Le risque est en effet que les augmentations de salaire prennent la direction des caisses des commerçants, plutôt que de l’épargne-retraite.

LES CONSEILLERS À LA RESCOUSSE

Pour y voir plus clair, plus d’un tiers des Québécois (38 %) soutiennent demander plus souvent l’aide de professionnels du conseil financier qu’il y a dix ans.

« C’est important, notamment en regard d’un autre sondage produit pour Mackenzie en novembre 2016, lequel démontrait que les gens qui ont recours à un conseiller étaient plus susceptibles d’avoir un plan financier, connaissaient mieux les produits financiers qui peuvent être détenus dans un REER ou un CELI et étaient plus susceptibles de cotiser à un régime de retraite », indique la directrice.

De leur côté, les professionnels du conseil financier doivent aussi s’efforcer de bien comprendre les changements importants qui viennent affecter leurs clients. Les nouvelles technologies, par exemple, offrent peut-être plus d’occasions de dépenser, mais elles changent les comportements et précarisent le marché du travail, compliquant l’atteinte des objectifs d’épargne-retraite de plusieurs ménages.

« Les conseillers et planificateurs financiers sont des ressources très utiles pour aider les Québécois à faire les meilleurs choix financiers, à préparer un plan d’épargne-retraite et à identifier les outils de placement les plus judicieux en fonction de leurs moyens financiers et de leur tolérance au risque, conclut Karine Précourt. C’est très important. »

Mais elle n’aura pas besoin de travailler fort pour vous convaincre de cela, n’est-ce pas?

La rédaction