Globe terrestre entouré de pièces de monnaie.
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Dans les marchés développés, les effets économiques d’une inflation galopante sont de plus en plus évidents. Mais dans certaines économies émergentes, le risque de troubles civils augmente avec les coûts élevés de l’alimentation et de l’énergie, constate Moody’s Investors Service.

Dans un nouveau rapport, l’agence de notation indique qu’un choc combiné des prix de l’alimentation et de l’énergie, dans le contexte des effets continus de la pandémie, augmente le risque de troubles sociaux dans certaines parties du Moyen-Orient et de l’Afrique.

« Au cours des 18 prochains mois, nous nous attendons à des risques sociaux et politiques plus élevés en raison du choc mondial durable des prix de l’alimentation et de l’énergie », rapporte Aurélien Mali, vice-président et responsable du crédit chez Moody’s, dans un communiqué.

Plus précisément, le rapport suggère que le Liban et la Jordanie au Moyen-Orient, et le Mozambique, le Togo, la Tunisie et la Namibie en Afrique « sont parmi les plus susceptibles de connaître des troubles politiques, étant donné leur forte dépendance aux importations de pétrole et de nourriture, leurs faibles revenus et les risques sociaux déjà élevés ».

Moody’s estime que le choc des prix des denrées alimentaires et de l’énergie contribuera à une « volatilité macroéconomique mondiale significative » et, dans certains cas, la dépréciation des devises entraînera une inflation supplémentaire.