Image vectorielle de Donald Trump, la bouche ouverte d'où s'échappe une envolée d'oiseaux bleus, icône de Twitter.
Photo : Brot Mandel / 123RF

Soulignant que les investisseurs boursiers sont toujours à l’affût « d’indicateurs originaux pour réaliser des gains rapides », Trends-Tendances rapporte que « la dernière mode consiste à suivre les tweets de Donald Trump ou les vols de certains jets privés ».

Dans une chronique publiée lundi, Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones du groupe de presse belge Roularta, rappelle que comprendre, voire anticiper, les mouvements de la Bourse n’est pas un exercice facile.

Et contrairement à une idée reçue, ajoute-t-il, le fait de détenir des informations économiques précises et d’avoir une bonne capacité de raisonnement ne suffit pas à assurer le succès d’une opération. Autrement, « tous les experts économiques seraient milliardaires et cela se saurait! » Quant aux détenteurs d’informations dites « privilégiées », ils finissent souvent devant la justice pour délit d’initiés…

TRUMP, NOUVEAU GOUROU DE LA BOURSE?

Dans ces conditions, poursuit Amid Faljaoui, le fait de suivre les tweets de Donald Trump aide sans doute à mieux comprendre les fluctuations des marchés. Un point de vue récemment développé par le magazine français Investir, qui a même fait sa une en qualifiant le président américain de « nouveau gourou de la Bourse ».

Avec ses tweets, le magnat de l’immobilier peut en effet « provoquer l’euphorie ou la gueule de bois en Bourse ». La preuve? La semaine dernière, « avec seulement 130 mots, il a fait perdre 1 300 milliards de dollars de capitalisation boursière, dont 900 milliards rien que pour la Chine », selon un expert cité par le chroniqueur belge.

Toutefois, note ce dernier, les investisseurs âpres au gain ne se fient pas à un indicateur unique, fût-il celui d’un président des États-Unis. Ce qui les a semble-t-il conduits à s’intéresser à une autre façon de savoir ce qui se trame en coulisses, cette fois en surveillant… l’espace aérien. Et plus précisément en retraçant les plans de vol des jets privés. Une entreprise juteuse puisque, selon l’agence Reuters, des investisseurs paieraient jusqu’à 100 000 dollars annuellement pour connaître l’itinéraire précis de certains vols d’affaires.

L’objectif consiste à savoir où se posent ces appareils et tenter ainsi d’obtenir des indices précurseurs d’éventuels rachats ou fusions d’entreprises, relève Amid Faljaoui. Ce stratagème aurait ainsi permis à des fonds spéculatifs « de prévoir le rachat de la société Actelion par le groupe Johnson & Johnson », indique le chroniqueur. Estimant qu’un tel indicateur démontre une volonté de savoir ce que les autres ignorent en utilisant des moyens détournés parfois originaux, le dirigeant conclut que « si le monde bouge, se transforme et change à vive allure, l’appât du gain, lui, demeure une constante ».