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Les membres de la génération Y sont plus optimistes quant à leur avenir financier que les jeunes adultes dix ans auparavant. En comparaison, tous les autres groupes de population ont connu une baisse d’optimisme.

La grande majorité des Canadiens âgés de 18 à 34 ans (82 %) se disent optimistes quant à leur avenir financier. Un pourcentage plus élevé que dans la majorité de la population, où il s’est établi à 73 %.

« C’est spéculatif, mais ce plus jeune groupe d’âge semble avoir tiré des leçons du malheur de ses pairs plus âgés, déclare Julie Kuzmic, directrice de la défense des droits des consommateurs Equifax Canada, dans un communiqué. L’établissement de bonnes habitudes de crédit à ce moment-là dans la vie et savoir les conserver serviront vraisemblablement bien aux milléniaux alors qu’ils vieillissent. »

Toutefois, 34 % des membres de la génération Y affirment ne pas pouvoir couvrir leurs dépenses. En comparaison, 17 % des Canadiens en général disent ne pas être capables de couvrir leurs dépenses et 35 % affirment y arriver de justesse. À noter également que parmi les 45 à 54 ans, 27 % des sondés disent être incapables d’économiser tous les mois.

« C’est bien d’être optimiste, mais cela doit être ancré dans la réalité financière. Alors que bien des Canadiens sentent qu’ils se tirent bien d’affaire, nos données et autres indicateurs économiques laissent entendre que pour la population générale, il faut être plus prudent. Les milléniaux ont aussi une lutte difficile à mener lorsqu’il s’agit du prix des maisons et le coût de la vie général comparativement aux générations précédentes. »

Une bonne partie des Y savent qu’ils auront de gros défis à relever. Ainsi 45 % d’entre eux pensent que leur niveau de vie est moins bon que celui de leurs parents au même âge.

LA DETTE CONTINUE DE GRIMPER

En parallèle à cet optimisme, la dette à la consommation totale a dépassé le 1,864 billion de dollars, selon un rapport sur les tendances de crédit à la consommation d’Equifax Canada. Les créances hypothécaires continuent particulièrement d’augmenter à un rythme soutenu et constant.

Si la majorité des répondants (75 %) disent épargner une partie de leur revenu, 20 % d’entre eux n’épargnent pas du tout. Ainsi, plus précisément, 40 % des répondants économisent environ 10 % de leur revenu; 26 % en économisent de 10 à 25 % et 9 % disent en garder plus de 26 %. Un peu moins de la moitié des travailleurs qui ont un salaire inférieur à 40 000 $ par année avouent ne pas être capables d’épargner sur une base régulière.

Pourtant, quand on leur parle de retraite, la majorité des Y sondés (72 %) s’attendent plus tard à être à l’aise financièrement. Il est intéressant de voir également que parmi tous les répondants, le groupe qui avait la proportion la plus élevée de personnes qui affirment que si elles recevaient 5 000 $, elles les épargneraient, était les 18 à 24 ans (32 %). Ce groupe a toutefois du mal à couper dans les dépenses quotidiennes ou mensuelles comme les sorties au restaurant, l’achat d’un café le matin ou l’abonnement Netflix.