Hésiter entre vendre et acheter
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Se fier aux adages boursiers n’est pas la meilleure stratégie d’investissement. 

Sur les marchés financiers, une maxime bien connue avance qu’on devrait « vendre en mai et se sauver ». Pourtant, cette expression ne se vérifie plus depuis une dizaine d’années, rappellent Les Affaires.

Cet adage s’est pourtant souvent réalisé dans le passé : au printemps, il était préférable d’encaisser ses gains. Au cours de l’été, les investisseurs prenaient leurs vacances, les rendements étaient plus bas et les marchés repartaient à la hausse à l’automne.

Il était donc réputé plus sage de vendre ses titres en mai avant de racheter en octobre.

LA TECHNO CHANGE LA DONNE

Mais depuis 2010, l’expression ne s’est vérifiée qu’à trois reprises. Ce changement s’explique par la place prise par le numérique sur les marchés.

Les algorithmes sont de plus en plus présents. Et contrairement aux investisseurs, ils ne prennent pas de vacances, indique Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël Girard Lehoux Valeurs mobilières Desjardins, interrogé par le média d’affaires.

L’activité demeure donc soutenue pendant l’été. La volatilité peut rester élevée. On ne peut donc plus se tenir loin de la Bourse pendant la saison chaude.

Et en cette année 2020, il suffirait d’une bonne nouvelle, comme la découverte d’un remède ou d’un vaccin contre la COVID-19, pour retrouver un marché haussier. De toute façon, la récession cédera un jour ou l’autre la place à une nouvelle période de croissance économique. Il peut donc être intéressant de commencer à regarder les champs d’activité cycliques, tels que le secteur industriel, souligne M. Girard.