Drapeau du Royaume-Uni déchiré au centre et laissant entrevoir celui de l'Union européenne.
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Alors qu’Airbus menace de quitter le Royaume-Uni, les départs de sièges sociaux se comptent déjà par centaines.

Airbus pourrait déménager ses installations britanniques, qui emploient 14 000 travailleurs, si le Brexit survenait sans accord avec l’Union européenne, menace Tom Enders, le président exécutif de la firme aérospatiale.

Une sortie sans accord du Royaume-Uni contraindrait le pays et l’Union européenne à rétablir des formalités douanières comparables à deux pays sans aucun accord commercial entre eux.

« C’est une honte que, plus de deux ans après le résultat du référendum de 2016, les entreprises ne puissent toujours pas planifier correctement l’avenir », regrette Tom Enders dans une vidéo diffusée par Airbus.

CONSÉQUENCES CATASTROPHIQUES

« S’il y a un Brexit sans accord, nous devrons prendre des décisions potentiellement très douloureuses pour le Royaume-Uni », a-t-il poursuivi, tandis qu’Airbus a avancé des conséquences catastrophiques pour l’entreprise en cas de Brexit sans accord.

Ce message arrive alors que Sony et Dyson viennent d’annoncer le transfert de leurs sièges mondiaux hors du Royaume-Uni. La firme d’électroménagers Philips a annoncé la semaine passée la fermeture d’une usine de 430 travailleurs, et la japonaise Hitachi le gel d’un projet de centrale nucléaire au Pays de Galles.

Les Pays-Bas affirment être en contact avec 250 entreprises qui réfléchissent présentement à quitter le Royaume-Uni.

Un Brexit sans accord coûterait 800 millions de dollars à Ford uniquement pour 2019, a indiqué la firme automobile.