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Le secteur financier recèle un potentiel inexploité pour contribuer à la productivité du Canada, affirme une étude de l’Institut C.D. Howe, et ce potentiel pourrait être libéré en levant certaines règles qui freinent l’industrie financière.

Depuis 15 ans, la productivité du Canada a pris du retard sur de nombreux pays de l’OCDE, décrivent les auteurs de l’étude. Or, le secteur financier canadien contribue moins à la productivité du pays que ce n’est le cas dans d’autres pays de l’OCDE.

Pourtant, le secteur financier canadien emploie davantage de travailleurs dotés de formations de haut niveau que les autres secteurs de l’économie. Une hausse de la productivité dans l’industrie financière aurait donc un effet important sur l’ensemble de l’économie, affirme l’étude du C.D. Howe.

Mais des règles freinent le développement de cette productivité. Le développement des technologies financières et le soutien aux prêts aux entreprises pourraient ainsi avoir un impact sur toute l’économie.

FREINS RÉGLEMENTAIRES 

La législation limitait encore récemment les banques dans leurs investissements dans les technologies de l’information. Depuis, la Loi sur les banques et la Loi sur les sociétés d’assurances ont relevé les limites de placement en fonction de la valeur de l’entité acquise, note l’étude. Toutefois, même si ce frein a été mis de l’avant, la libéralisation n’a pas encore été mise en vigueur.

Quant aux prêts aux petites et moyennes entreprises (PME), le Canada se place au dernier rang des pays de l’OCDE quant à la proportion de prêts aux PME comparativement à tous les prêts consentis aux entreprises, et au dernier rang pour l’ensemble des prêts aux entreprises et aux petites entreprises en pourcentage du PIB.

Les banque ont bien plus intérêt à concentrer leurs efforts sur le prêt hypothécaire, dont le risque est annihilé par l’assurance à 100 % que la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) offre aux prêteurs hypothécaires assurés.