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Dans un récent article du Financial Post, le chroniqueur Peter Hodson, fondateur et directeur de la recherche de 5i Research Inc., fait le point sur les marchés après un mois d’octobre calamiteux. 

De fait, le mois d’octobre a été si mauvais que le chroniqueur lui décerne le nom de « shocktober ». Nervosité en attente des élections américaines de mi-mandat, revenus des entreprises à la baisse, taux d’intérêt à la hausse, actions technologiques qui présentent leurs pires rendements depuis la crise de 2008, rien ne semblait aller dans le sens des investisseurs.

Selon Peter Hodson, la situation revient lentement au calme et les indicateurs tels les revenus des entreprises et les taux d’intérêt demeurent, dans les faits, plutôt positifs. Il présente même cinq raisons d’oublier rapidement les turbulences du dernier mois.

1. CORRECTIONS DES VALEURS DE MARCHÉ

Selon FactSet, le ratio prix/revenus (P/E) pour les douze prochains mois dans le S&P 500 est maintenant de 15,6, soit sous la moyenne des cinq dernières années (16,4) mais au-dessus de la moyenne des dix dernière années (14,5). Avec une économie qui se porte bien, une saine croissance des revenus des entreprises et beaucoup d’augmentation de dividendes et des acquisitions, ce ratio ne semble pas du tout excessif aux yeux de M. Hodson. Selon lui, il faut cesser de parler de marché des actions surévaluées. 

2. ÉCONOMIE EN SANTÉ

En 2008, le manque de crédit disponible avait joué un rôle pour transformer une grippe financière en pneumonie économique. Ce n’est pas le cas maintenant. L’économie va bien, le taux d’emploi est très élevé, le prix des matières premières ne connaît pas de montée fulgurante et les revenus d’entreprises sont solides. Le marché, en règle générale, répond à l’économie. Les ventes de feu du mois d’octobre n’avaient pas beaucoup de sens aux yeux du chroniqueur, si l’on tient compte de la vigueur de l’économie, notamment de l’économie américaine.

3. MÊME PAS PEUR

L’indice de volatilité (VIX) n’a jamais dépassé le cap des 30 points en octobre. En 2008, il a atteint 80. Même en février dernier, alors que la panique boursière défrayait les manchettes, il n’a atteint que 37 points. En 2011, il atteignait 48. Le « shocktober » a donc à peu près autant effrayé les investisseurs que les films Sharknado ont terrorisé les spectateurs (sauf, bien sûr, ceux qui ont une phobie des requins volants ou des scies mécaniques).

4. L’ARGENT ENTRE DANS LE MARCHÉ

Les entrées d’argent dans les fonds Vanguard ont été positives en octobre. Difficile d’avoir un marché baissier lorsque l’argent continue d’y affluer.

5. L’INDICE BUFFETT

Warren Buffett aime acheter quand les autres vendent, un exemple que Peter Hodson suggère de suivre. En 2008, il avait utilisé 8 milliards de dollars américains (6,613 G$ CA) pour soutenir Goldman Sachs alors que le monde financier s’écroulait. 

Malgré la petite déprime d’octobre, les indices aux États-Unis sont positifs. M. Hodson prévoit même une « reprise du Père Noël ». 

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