Environ les trois quarts des Québécois aimeraient réaliser un rêve, mais une bonne partie d’entre eux estime ne pas en avoir les moyens financiers, selon un sondage publié hier par l’Institut québécois de planification financière.

Celui-ci révèle que 73 % des répondants affirment vouloir concrétiser un projet qu’ils ont en tête depuis longtemps au cours des 10 à 15 prochaines années. Les attentes qui sont les plus souvent citées sont, dans l’ordre, l’achat d’une propriété (21 %), un voyage de plusieurs mois à travers le monde (12 %) ainsi qu’un changement d’orientation professionnelle (7 %).

En lien avec la réalisation de ce projet, plus de quatre sondés sur 10 (43 %) déclarent que leur situation financière devrait être améliorée pour qu’ils y parviennent, tandis que deux sur 10 (21 %) admettent que leur situation actuelle ne leur permettra pas d’y arriver. Lorsqu’un projet nécessite d’épargner de l’argent, un peu plus du tiers des Québécois (38 %) affirment avoir déjà établi un plan de financement et pris les dispositions requises pour le respecter.

LES AÎNÉS ET LES DIPLÔMÉS RECHERCHENT DU CONSEIL

À noter que, au début d’un projet, un peu plus de la moitié (51 %) des 18-34 ans préfèrent se fier davantage à eux-mêmes, alors que les 55 ans et plus, ainsi que les personnes possédant un diplôme universitaire, sont proportionnellement plus nombreuses à vouloir se fier aux professionnels de la finance (respectivement 41 % et 40 %).

Par ailleurs, près du trois quarts des répondants (72 %) estiment ne pas disposer de toutes les connaissances nécessaires pour planifier adéquatement leur avenir financier et 62 % considèrent avoir besoin d’aide pour le faire. À titre d’action la plus récente liée à leurs finances personnelles, 45 % des sondés indiquent avoir placé de l’argent dans un compte d’épargne libre d’impôt ou un régime enregistré d’épargne-retraite, tandis que d’autres affirment avoir fait un budget (20 %) ou établi un plan pour rembourser leur dette (16 %).

« Nous constatons que la majorité des Québécois ont des projets, mais que pour près des deux tiers d’entre eux, il apparaît impossible ou difficile de pouvoir réaliser ces rêves. Il est cependant encourageant de constater que plusieurs prennent des mesures pour améliorer leur santé financière, et je tiens à leur rappeler qu’ils ne sont pas seuls : les planificateurs financiers formés par l’IQPF, des professionnels expérimentés et dévoués, peuvent les aider », commente Jocelyne Houle-LeSarge, présidente-directrice générale de l’Institut.

Le sondage a été réalisé par SOM les 22 et 23 octobre auprès de 1 015 Québécois âgés de 18 ans ou plus. Sa marge d’erreur est de 3,9 %.