Donald Trump.
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Les marchés n’ont pas apprécié la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de rehausser ses taux d’intérêt d’un quart de point.

Alors que la Fed haussait son taux directeur, les marchés partaient à la baisse… et Donald Trump fulminait contre ce nouveau renchérissement du coût du crédit.

Les opérateurs de marché n’aiment pas que la Fed ne semble pas tenir compte des tensions croissantes sur le marché, analyse Bloomberg.

C’EST LA FED QUI DIRIGE

Depuis plusieurs semaines, les actions américaines souffrent et les rendements obligataires sont en forte baisse. « La Fed montre qu’elle écoute les marchés, qu’elle a du respect pour eux, mais qu’elle n’entend pas se faire diriger par eux », explique Greg Staples, coresponsable des obligations américaines chez DWS, cité par Bloomberg.

D’autres opérateurs de marché croient que la Fed sous-estime les menaces qui pèsent sur la croissance économique. Et le relèvement du taux directeur rend l’accès au crédit plus coûteux, rendant les investissements plus difficiles à financer.

Enfin, certains opérateurs de marché s’inquiètent de voir le dollar américain prendre de la valeur, ce qui entrave l’objectif de réduction du déficit commercial américain prôné par le président Donald Trump.

Mais la Fed ne semble pas plus vouloir se laisser diriger par les gazouillis présidentiels que par les marchés.