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Sun Life fait face à un recours collectif de 10 millions de dollars. Une ex-employée du gouvernement fédéral l’accuse d’avoir volontairement sous-estimé des augmentations de prestations annuelles auxquelles certains de ses clients avaient droit dans le cadre de leur assurance invalidité. 

La demande en recours collectif a été déposée en Ontario par le cabinet d’avocats Connolly Obagi LLP. Ce dernier agit au nom de Giulia Belec, qui a travaillé pendant 37 ans pour le gouvernement canadien en tant qu’administratrice. Elle a dû se retirer pour des raisons médicales vers le 31 août 2011.

ERREUR OU STRATAGÈME?

La requête soutient que Sun Life a mal calculé l’augmentation du coût de la vie à laquelle tous les assurés visés par la demande avaient droit annuellement. La firme aurait défini cette augmentation en se basant sur les prestations nettes des assurés après déductions, plutôt qu’avant. 

De plus, la plaignante soutient que la firme l’aurait fait en sachant très bien que cela allait à l’encontre des termes de la police. Elle accuse donc Sun Life d’avoir sciemment floué les adhérents. Aucune de ces allégations n’a pour l’instant été démontrée.

Le recours concerne tous les employés et ex-employés du gouvernement fédéral dans l’ensemble du pays qui ont reçu des prestations d’invalidité à long terme de Sun Life dans le cadre de la police no 12500-G, du 30 avril 1997 à aujourd’hui.

D’AUTRES ENNUIS

Rappelons que Sun Life fait aussi face à un autre recours collectif qui pourrait lui coûter passablement plus cher.

En mai dernier, la Cour suprême a autorisé un recours d’une valeur de 2,5 milliards de dollars lié à des ventes abusives de polices d’assurance vie universelles de MetLife dans les années 1980 et 1990. Cette poursuite concerne la vente de 230 000 contrats. Sun Life a hérité du problème en acquérant Clarica Life Insurance Co en 2002. Cette dernière avait acheté MetLife en 1998.