Photo : Jaturon Ruaysoongnern / 123RF

Le retour au bureau apportera un surcroît de compétitivité aux entreprises qui sauront favoriser la collaboration et le libre-choix.

L’expression « retour au bureau » semble signifier que les employés reprendront leur vie professionnelle là où elle s’était interrompue au printemps 2020, quand la COVID-19 avait contraint une grande partie des actifs à travailler depuis leur domicile.

Pourtant, ce retour ne devrait pas se faire dans les conditions qui étaient celles d’il y a 18 mois.

Au contraire, ce retour est une immense opportunité d’améliorer la conception des espaces de travail pour en tirer le meilleur… et ne pas se contenter de reproduire ce qui préexistait, souligne Harvard Business Review.

Depuis le début de la pandémie, l’éloignement a nui à la cohésion entre les employés et, plus généralement, à la culture d’entreprise. Or, cette dernière est indispensable pour donner du sens au travail. D’ailleurs, on a vu les employés accumuler leurs heures de travail à domicile… tandis que leur productivité diminuait. L’absence d’objectif commun les a conduits à se désengager.

Le retour au bureau est une opportunité : celle de faire adhérer à nouveau les employés à la vision de l’organisation. Cette adhésion est source d’innovation, en faisant se rencontrer physiquement les employés, ce qui leur permet d’avoir des discussions informelles qui font émerger des idées novatrices.

Se retrouver physiquement au milieu de ses collègues est aussi le meilleur moyen de permettre à chacun d’ajuster son comportement en fonction de l’ambiance du groupe. Cela nourrit les liens entre les personnes, et favorise le sentiment d’appartenance.

Pour bénéficier pleinement de cette opportunité du retour sur le lieu de travail, l’organisation devrait laisser le choix à ses employés de réaliser certaines tâches à domicile et d’autres au bureau. En leur donnant ce contrôle, elle leur offre aussi la liberté d’apprécier, sans contrainte, les aspects positifs du travail au bureau, là où ont lieu les interactions entre collègues. Ils pourront saisir les moments d’échanges dont ils ont besoin, tout en sachant s’isoler quand ils désirent se concentrer.

L’organisation devrait aménager les espaces de travail de façon à faciliter les temps d’interactions. Ces espaces doivent permettre une transition aisée entre les différents modes de travail, par exemple avec des tables communes, des repas partagés, un jardin, etc.

Et vous, comment envisagez-vous votre retour idéal au bureau ?