Chrystia Freeland
Photo : Hildenbrand / MSC / Wikimedia Commons

Le directeur parlementaire du budget s’en est pris jeudi au nouveau plan de dépenses du gouvernement libéral fédéral, affirmant que si son objectif est d’aider l’économie à se remettre de la pandémie, il risque de rater la cible.

Dans son rapport, Yves Giroux souligne que les libéraux prévoient de dépenser entre 70 et 100 milliards de dollars (G$) au cours des trois prochaines années pour des mesures de relance, afin de remettre l’économie sur pied.

Malgré cela, Yves Giroux prédit que la plupart des emplois perdus pendant la pandémie seront récupérés d’ici mars 2022, et fait valoir que si le gouvernement veut vraiment relancer la reprise, il devrait dépenser moins d’argent, mais le dépenser plus rapidement.

Yves Giroux blâme également une fois de plus les libéraux pour leur manque de transparence et de responsabilité concernant les finances d’Ottawa, et déplore l’absence de cibles budgétaires pour s’assurer que les dépenses sont viables à long terme.

Le directeur parlementaire du budget conteste également le manque de détails au sujet des dépenses prévues de 70 G$ à 100 G$, ainsi qu’au sujet de la façon dont le gouvernement prévoit s’ajuster à un gel des cotisations d’assurance-emploi à long terme.

Yves Giroux soulève également certaines questions concernant la proposition visant à augmenter de plus de 50 % le montant que la ministre des Finances Chrystia Freeland peut emprunter au nom du gouvernement, y compris pour une somme supplémentaire de 100 G$ de dépenses de stimulation planifiées, mais non affectées et non déterminées.