Au Québec, près de 800 000 personnes, soit 10 % des citoyens de la province, n’arrivent pas à couvrir leurs besoins de base. Une situation que le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) et une cinquantaine d’organisations à travers la province ont dénoncée dans la foulée du dépôt du budget du gouvernement de François Legault le 25 mars dernier.

Ce budget « démontre encore une fois que le gouvernement du Québec n’est pas préoccupé par la pauvreté », a soutenu Joannie Veilleux, organisatrice communautaire au RAPSIM, qui a joint sa voix au Collectif pour un Québec sans pauvreté.

« Les démonstrations ne sont plus à faire, la pauvreté a des impacts sur la stabilité résidentielle, sur la santé mentale et physique, sur la mobilité, sur l’accès à l’éducation, etc. Elle affecte de façon disproportionnée les femmes, les personnes autochtones, les personnes racisées, les personnes immigrantes, les personnes seules », a poursuivi Mme Veilleux.

Les personnes les plus démunies ont été durement frappées par la crise sanitaire. Selon Mme Veilleux, la couverture des besoins de base devrait être considérée « comme un minimum pour tout le monde au Québec ».

« Dans une société riche comme la nôtre, il est inacceptable de garder les gens dans la pauvreté », dit-elle.

« Il ne suffit pas d’ignorer la pauvreté pour la faire disparaître », a soutenu pour sa part Virginie Larivière, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté.

« Heureusement, partout au Québec, des gens et des organisations sont prêts à se mobiliser aux côtés des personnes en situation de pauvreté pour faire avancer leur cause », a-t-elle conclu.