femme stressée devant son écran
Photo: fizkes / istockphoto

Au Canada, plus d’un travailleur sur deux est toujours aux prises avec des problèmes de santé mentale 18 mois après le début de la pandémie. Et un sur dix a quitté ou envisagé de quitter son emploi parce qu’il ne se sent pas assez appuyé par son employeur, révèle un sondage de la Sun Life. 

Malgré la situation, encore trop peu d’entreprises offrent aux employés un soutien en santé mentale. Le sujet est toujours tabou même chez les travailleurs. Les résultats démontrent que plus du tiers (37 %) d’entre eux disent ne pas être à l’aise de parler de leur état mental au travail.

Parmi les raisons évoquées, il y a le manque de confiance (55 %), l’embarras (50 %) et la peur de faire l’objet de discrimination (40 %).

Le sujet n’est pas plus facile à aborder pour les dirigeants. Seulement 22 % des entreprises ont parlé de la santé mentale dans les 12 derniers mois. Pourtant une majorité des travailleurs (62 %) souffrent de fatigue émotionnelle, mentale et physique.

« Partout au pays, les entreprises pensent à leur plan pour l’avenir du travail, mais les Canadiens ont dit – haut et fort – que c’est sur l’avenir des travailleurs qu’il faut se pencher. Après 18 mois de pandémie, la crise de la santé mentale est loin d’être terminée. Pourtant, les employés ne reçoivent toujours pas le soutien dont ils ont besoin au travail », explique Jacques Goulet, président de la Sun Life Canada.

La firme devrait d’ailleurs organiser encore cette année un forum des chefs de direction et des cadres supérieurs pour maintenir la pression par rapport à cette crise.

Dans le cadre de la Journée mondiale de la santé mentale qui aura lieu le 10 octobre, Sun Life veut inciter plus d’entreprises à passer à l’action pour le bien-être de leurs employés.

« Un plan d’action global en santé mentale doit porter sur le leadership, la communication et la formation. Les entreprises doivent s’assurer que les dirigeants parlent ouvertement de la santé mentale, que les employés savent comment accéder aux ressources et que les gestionnaires sont outillés pour accompagner les équipes. C’est de cette façon que la santé mentale des employés pourra s’améliorer plus rapidement », affirme Dave Jones, président de la Sun Life Santé.

TROIS MESURES SIMPLES À METTRE EN PLACE

  1. Passer en revue les avantages sociaux de l’entreprise en matière de santé mentale

Les employés ont-ils accès à des ressources gratuites en ligne, à des programmes d’aide et à une couverture appropriée pour obtenir des soins ?

  1. Profiter des ressources gratuites

Il en existe plusieurs, comme la trousse d’outils numériques gratuits sur la santé mentale de la Sun Life, qui présente aux employeurs les principes de base pour concevoir une stratégie globale en milieu de travail – qu’il s’agisse d’une PME ou d’une grande entreprise. Les employés peuvent également utiliser la plateforme santé virtuelle bilingue gratuite de Lumino Santé pour trouver et consulter le bon professionnel en santé mentale et lire des articles sur la santé mentale et le mieux-être.

  1. S’engager à parler de la santé mentale au travail

Cela permet de créer un espace propice au dialogue qui incite les employés à agir. Sur le site de Sun Life, les gestionnaires peuvent trouver des vidéos de formation qui sont gratuits.

Le sondage en ligne a été mené par Ipsos auprès de 1500 Canadiens de 18 ans et plus en août dernier.