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Les politiques de bas taux d’intérêt ont favorisé l’endettement des gouvernements au point que celui-ci atteint des montants inégalés, ce qui pourrait conduire à une crise majeure.

Les États ont accumulé 65 000 milliards de dollars de dettes, pointe Georges Ugeux, PDG de Galileo Global Advisors, une firme new-yorkaise d’investissement, dans son livre La descente aux enfers de la finance, cité par Radio-Canada.

C’est que depuis dix ans, les banques centrales des pays occidentaux ont mené des politiques d’achats massifs d’obligations d’État. Elles ont conservé de bas taux d’intérêt, qui ont profité aux gouvernements, qui ont pu s’endetter à très faible coût.

Ces politiques auraient dû stimuler les économies, mais celles-ci ont connu une croissance plutôt modeste.

DES AUTORITÉS SANS RESSOURCES?

Et on arrive maintenant à une situation où une récession économique se rapproche, tandis que les États et les banques centrales ne disposent plus de marge de manoeuvre pour relancer l’activité économique : les premiers parce qu’ils sont déjà très endettés, les deuxièmes parce qu’elles ne peuvent guère baisser leurs taux déjà faibles et parce qu’elles sont alourdies par la part disproportionnée des obligations d’État dans leur portefeuille.

Georges Ugeux prédit ainsi une crise financière majeure… que confirme Jean-Claude Trichet, l’ancien gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), dans la préface de l’ouvrage. Un tsunami financier pourrait survenir en 2020, craint l’auteur.

Celui-ci souligne que ces politiques ont d’ores et déjà fait des perdants. Les épargnants, les retraités et les compagnies d’assurance sont pénalisés depuis dix ans par ces politiques de bas taux d’intérêt, qui restreint les rendements, souligne le dirigeant de la firme d’investissement.