Homme d'affaire s'apprêtant à faire éclater une bulle avec une aiguille.
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Une bulle des valeurs technologiques pourrait être prête à éclater, car la situation sur les marchés ressemble à celle qui prévalait en 2000, quand les entreprises de nouvelles technologies ont vu le cours de leurs actions chuter lourdement.

Depuis le début de la pandémie, il y a un an, les marchés financiers s’en sortent plutôt bien. À l’exception de la forte correction du printemps 2020, les valeurs boursières sont à la hausse et les actions des entreprises technologiques réalisent des performances particulièrement bonnes.

Le cours de l’action Microsoft a presque doublé en un an. Celle de Tesla a été multipliée par neuf…

Au lieu de trop se réjouir, les investisseurs devraient cependant regarder ce qui s’est passé deux décennies en arrière, suggère CNN.

COURS ÉLOIGNÉS DES VALEURS RÉELLES

La situation présente comporte bien des similitudes avec la bulle boursière des valeurs technologiques, constate CNN. Il y a 21 ans, l’explosion de cette bulle a révélé la déconnexion entre la valeur boursière de bon nombre d’entreprises techno et leur valeur réelle.

À présent, des exemples comme GameStop, dont le cours a été chahuté par de petits investisseurs, démontrent combien cette déconnexion demeure possible. La flambée des cours de Microsoft et de Tesla montre que la question se pose aussi pour de grandes entreprises, dont les capitalisations boursières sont considérables. Et c’est sans compter sur la spéculation menée sur le bitcoin, qui voit la valeur de la cryptomonnaie fluctuer du simple au double, d’un mois sur l’autre.

NON RENTABLES ET SURÉVALUÉES

Certes, peu avant l’année 2000, on voyait des introductions en bourse d’entreprises non rentables, presque sans revenus, alors que les licornes qui arrivent aujourd’hui sur les marchés sont plus souvent des chefs de file de leur secteur technologique. Mais leurs valorisations sont parfois insensées : leurs cours flambent alors qu’elles n’ont pas atteint la rentabilité, malgré des activités en forte croissance.

Présentement, le S&P 500 se négocie à plus de 21 fois les bénéfices estimés pour les douze prochains mois, selon les données de FactSet. Ce chiffre se rapproche également des niveaux records de mars 2000, qui s’établissait alors à 24 fois les estimations de bénéfices.

Ces similitudes laissent entrevoir une correction boursière aussi considérable qu’en 2000. Quand le repli commencera, la chute pourrait être aussi soudaine que durable : rappelons que ce n’est qu’en 2015 que le Nasdaq a retrouvé son niveau d’avant 2000.