11 septembre 2001
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Cette récession se compare plus à celle qui a suivi les attentats 11 septembre 2001 plutôt que celle de 2008, nous explique David Rosenberg, dans ce billet publié par le Financial Post.

De manière générale, nous avons peu de clarté sur l’ampleur et la durée de cette récession, ni à quoi ressemblera la reprise éventuelle et à quel point la production, les revenus et les dépenses auront été durablement compromis. Rappelez-vous ce qui s’est passé après les attentats du 11 septembre 2001; la comparaison est plus appropriée qu’avec 2008-2009.

Ce que le 11 septembre a en commun avec ce qui se passe aujourd’hui, c’est que ce choc a également généré la peur, l’angoisse et l’anxiété dans le grand public. Les gens évitaient alors la foule car ils pensaient qu’une autre attaque terroriste allait arriver et agissent de même aujourd’hui pour éviter de tomber malade. Les mêmes secteurs de l’économie sont sous pression : les compagnies aériennes, les loisirs, l’hôtellerie, les restaurants et les divertissements. Après le 11 septembre, nous avons eu des efforts massifs de reconstruction qui ont permis de générer au moins un bref revirement.

Il faut garder à l’esprit que nous n’avons pas vu de rendements obligataires ou des marchés boursiers au printemps 2003, soit environ 18 mois après le choc initial. Une diminution de la confiance et des dépenses de cette ampleur prend beaucoup de temps et d’efforts à réparer, ce qui signifie, comme nous l’avons vu le mois dernier, que les achats devraient se concentrer sur les bons du Trésor, tandis que les bonnes occasions en actions devraient être utilisées comme opportunités de nettoyer le portefeuille de la cyclicité et des risques, indique David Rosenberg.

L’auteur a vécu trois récessions en tant qu’économiste professionnel et il affirme ne pas se souvenir d’avoir vu des unes de journaux aussi moroses qu’aujourd’hui. « J’aimerais pouvoir dire que c’est une forme de capitulation, mais j’attendrai que mon point de récession de 2200 sur le S&P 500 soit d’abord atteint (et même alors, un long processus de test s’installera, si on peut se fier à l’histoire). »