Lors d’un déjeuner-causerie donné il y a quelques jours au Palais des congrès de Montréal, des représentants de la direction et des services de placements d’Investissements Fidelity ont cherché à mettre au placard l’épouvantail en forme de panique qui hante présentement les investisseurs en leur rappelant une équation souvent oubliée: crise= possibilités de gains.

À cet égard, l’auditoire a eu droit à un rappel historique par Peter Drake, vice-président retraite et recherche économique:«Il ne faut pas oublier que suite à chaque crise il y a un fort mouvement haussier. Au cours des 5ans qui ont suivi le crash bousier de 1929-1932, les actions se appréciées de 367%. Ce phénomène s’est répété au cours de chaque crise subséquente.»

Par ailleurs, le processus des prêts interbancaires doit se revitaliser à nouveau. Enfin, il faut conjuguer à ces facteurs une diminution substantielle des taux d’intérêt, qui suit invariablement les périodes de récession. Lorsque ces indices apparaîtront, les gains.sur les titres pourraient être très importants à terme, comme ce fut toujours le cas dans le passé.»

Par contre, note Daniel Dupont, analyste en recherche et assistant en gestion de portefeuille, «il ne faut quand même pas aller à la chasse au signes extraordinaires». «En période de crise, lorsqu’on analyse un titre, il faut avant tout regarder le niveau de la dette de la société dans laquelle on songe à investir. Et, surtout, le terme du renouvellement de cette dette: si une société doit refinancer sa dette à l’intérieur d’une période de moins de 3ans, oubliez le titre.»