Femme déposant une pièce de monnaie dans un portefeuille.
Photo : Yulia Grogoryeva / 123RF

Le choix d’un outil de placement devrait s’appuyer sur des considérations fiscales, car l’influence de ces dernières sont déterminantes sur le résultat d’un placement.

Bien sûr, le rendement est une composante importante, mais l’investisseur devrait bien réfléchir à l’outil de placement, rappelle Brent Soucie sur le site de Conseillers T.E., dans un comparatif entre un REER, un CELI et un compte ordinaire non enregistré.

L’ENJEU FISCAL

C’est qu’à rendement égal, le montant épargné au bout de 25 années varie considérablement en fonction de l’outil choisi.

L’auteur part d’un montant de 57 500 $ investi à un rendement de 6 %, pour un investisseur âgé de 40 ans, ayant un taux marginal d’imposition de 45 %, et qui verra ce taux s’abaisser à 30 % une fois retraité, dans 25 ans.

S’il investit dans un compte ordinaire non enregistré rémunéré à 6 % par année, l’investisseur doublera quasiment sa mise, en récupérant 129 472 $ au bout de 25 ans.

Investie dans un CELI, la même somme initiale rapportera 246 782 $ à l’investisseur. C’est presque quatre fois le montant de départ, avec le même rendement de 6 %.

QUESTION DE TAUX

Puis, l’auteur imagine un investissement initial dans un REER, mais avec un investissement des remboursements d’impôt dans un CELI. Avec le même rendement annuel de 6 %, le montant récupéré au bout de 25 ans s’élèvera cette fois à 283 800 $.

Brent Soucie en tire la conclusion que si le taux d’imposition présent est supérieur au taux d’imposition à venir, le REER est mieux placé que le CELI. Sinon, c’est l’inverse. Et si les deux taux sont équivalents, le CELI demeure plus intéressant que le REER.