Jeune couple inquiet, examinant des documents.
Photo : Antonio Guillem / 123RF

La faible connaissance des Canadiens en matière de fiscalité pourrait leur coûter cher, selon un sondage de IG Gestion de patrimoine.

En ce dernier blitz de production des déclarations de revenus, qui prend fin mardi, les Canadiens sont confiants. La grande majorité d’entre eux (86 %) estiment qu’ils tireront pleinement profit des déductions, crédits et économies d’impôt à leur disposition.

Or, à peine le quart des quelque 1 505 répondants interrogés dans le cadre de ce sondage se considèrent comme « très bien informés » en ce qui concerne la fiscalité. Considérant que la moitié des Canadiens remplissent eux-mêmes leur déclaration de revenus, et que seuls 36 % travaillent avec un spécialiste de l’impôt, IG Gestion de patrimoine juge que bon nombre de contribuables laissent ainsi de l’argent sur la table.

« Le régime d’imposition est complexe et évolue constamment. Il faut être vigilant pour tirer le maximum de votre déclaration annuelle, soutient Jeff Carney, président et chef de la direction d’IG Gestion de patrimoine. Comme la moitié des Canadiens indiquent qu’ils produiront eux-mêmes leur déclaration de revenus, il est probable que bon nombre oublieront des déductions et des crédits auxquels ils ont droit. »

Plus précisément, seulement 42 % des répondants comprennent l’imposition des gains en capital, et moins d’un tiers comprennent l’imposition des revenus de dividendes. Un autre tiers de la population canadienne ne connaît pas les avantages fiscaux liés aux cotisations à un REER ou à un CELI.

TROIS ÉLÉMENTS FISCAUX À SURVEILLER DE PRÈS

Différents changements fiscaux qui sont entrés en vigueur au cours des dernières années requièrent une attention particulière, explique IG Gestion de patrimoine.

En ce qui concerne l’exemption applicable à la résidence principale, par exemple, le gouvernement exige maintenant des contribuables qu’ils fournissent certains renseignements de base sur la vente de la propriété dans la déclaration de revenus. À défaut de se conformer à cette exigence, des pénalités pourraient être appliquées.

Pour les propriétaires d’entreprise constituée en société, les changements entrés en vigueur pour l’année d’imposition 2018 restreignent considérablement les possibilités de fractionnement de revenus. Si le propriétaire de l’entreprise touche un revenu qui se situe déjà dans une tranche d’imposition élevée, la facture d’impôt de sa famille pourrait s’en trouver augmentée.

Même s’il ne s’agit pas d’un changement dans les règles fiscales, IG Gestion de patrimoine tient finalement à rappeler que les retraits effectués dans un CELI ne sont ajoutés aux droits de cotisation que l’année d’imposition suivante. Il est donc facile de dépasser sa limite de cotisation et de se retrouver avec des frais d’intérêt non déductibles.