Femme bras ouverts devant un coucher de soleil.
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Les particuliers qui économisent régulièrement ne serait-ce qu’un petit montant améliorent beaucoup leur situation financière et leur capacité à réagir en cas d’imprévu, affirme l’Agence de la consommation en matière financière du Canada.

C’est en tout cas ce qui ressort des résultats préliminaires d’un sondage réalisé dans cinq pays (Canada, Norvège, Irlande, Australie et Nouvelle-Zélande) sur le bien-être financier de la population.

Présenté lors du Symposium national sur la recherche en littératie financière de l’ACFC, qui s’est tenu à Toronto les 26 et 27 novembre, cette enquête révèle en effet que « quel soit leur revenu, les gens peuvent grandement améliorer leur résilience et leur bien-être financiers en mettant régulièrement de côté même de petits montants pour les imprévus ».

LE CANADA S’EN SORT PLUTÔT BIEN

L’ACFC précise que « l’épargne active est l’un des principaux facteurs qui contribuent au bien-être financier », qui se définit comme étant « la capacité de respecter ses engagements financiers et de répondre à ses besoins avec aisance, dans l’immédiat et pour l’avenir ». En revanche, souligne l’agence fédérale, seuls environ la moitié des répondants canadiens disent mettre « régulièrement » de côté de l’argent pour faire face à d’éventuels coups durs, comme des réparations sur un véhicule ou des rénovations dans leur habitation.

Logiquement, l’enquête d’opinion montre aussi que les personnes ayant recours au crédit pour s’acquitter de leurs dépenses courantes éprouvent un bien-être financier moindre que les autres. Faute de liquidités, un sondé sur sept (14 %) met ainsi ses frais quotidiens, comme l’épicerie, sur sa carte de crédit, tandis que près de 10 % admettent acheter de façon impulsive des produits qu’ils ne peuvent en réalité pas s’offrir.

Parmi les cinq pays concernés par le sondage, le Canada arrive deuxième pour ce qui est du bien-être financier global de sa population. Les répondants d’un océan à l’autre ont notamment obtenu de bons résultats dans différents aspects de la gestion financière, comme le respect des engagements financiers, la prise de décisions financières éclairées et la compréhension des risques associés aux produits financiers.

ÉDUCATION FINANCIÈRE = RESPECT DES BUDGETS

Selon une autre recherche de l’Agence, également publiée à l’occasion du symposium, plus de la moitié (54 %) des Canadiens ayant commencé à établir un budget dans le cadre d’un projet pilote en 2016 continuaient de le faire un an et demi plus tard. Parmi ces derniers, 70 % affirment être en mesure de respecter leurs engagements financiers, tandis que seuls 45 % de ceux qui ont arrêté y parviennent.

« Le thème du symposium, soit la recherche au service du bien-être financier de la population canadienne, souligne la reconnaissance grandissante de la recherche comme vecteur de changement. Les apprentissages tirés des analyses de nos pairs nous aideront à peindre un portrait complet de la situation afin que nous puissions améliorer le bien-être financier des Canadiens », commente la commissaire de l’ACFC, Lucie Tedesco.

« Nos recherches confirment que l’établissement d’un budget et l’épargne favorisent le bien-être financier de la population canadienne. Ces résultats, comme les autres qui ont été présentés au symposium, influenceront la recherche et l’innovation à venir dans l’éducation de la consommation en matière financière. Ces travaux nous aideront dans le cadre de notre approche empirique vers l’élaboration d’une stratégie nationale pour la littératie financière », conclut Jane Rooney, chef du développement de la littératie financière du Canada au sein de l’agence fédérale.