Jeune homme les poches de jeans vides.
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Selon un nouveau sondage en ligne mené par DART & maru / Blue, un Canadien sur cinq épuiserait toutes ses liquidités disponibles en un mois s’il était mis au chômage durant la crise économique causée par le coronavirus, selon le Financial Post.

Les gouvernements fédéral et provinciaux ont exigé la fermeture d’un nombre important d’entreprises jugées non essentielles afin de ralentir la propagation de la COVID-19. L’enquête a demandé aux répondants de considérer tout l’argent auquel ils ont accès, comme les investissements, les marges de crédit, les suppléments gouvernementaux et les comptes d’épargne enregistrés.

« L’avenir immédiat serait sombre pour au moins 10 % des Canadiens qui indiquent n’avoir aucune réserve financière ou les moyens de se procurer les produits de première nécessité », a déclaré le groupe de sondage.

L’enquête a révélé que, sans revenu, seulement 33 % des répondants croient qu’ils pourraient résister à la tempête pendant un an ou plus.

« Les résultats sont troublants en raison des implications sociétales plus larges, a déclaré John Wright, un partenaire de DART, ajoutant que les réponses exposent une ligne nette entre aisés et pauvres, qui devrait être considérée dans la planification des gouvernements et décideurs politiques. »

« Si les gens peuvent piller ouvertement les magasins d’alcools (comme ils l’ont fait en Ontario l’an dernier), qu’est-ce qui les empêche de le faire avec les vendeurs de nourriture et autres? a-t-il déclaré, ajoutant que le désespoir est un propulseur très motivant. »

Il prévient que certaines personnes seront forcées de mettre sur un côté de la balance leur avenir financier, et dans l’autre la probabilité d’être infectée par le virus. Ces personnes, si elles choisissent leur bien-être financier, ignoreront les consignes de confinement, mettant ainsi en danger la santé de tous.

L’enquête a été menée les 19 et 20 mars par le biais d’un panel en ligne de 1 514 adultes sélectionnés au hasard. Les résultats ont été pondérés selon le niveau de scolarité, l’âge, le sexe et la région pour correspondre à la population selon les données du recensement. Les résultats du sondage sont considérés comme précis à +/- 2,9 points de pourcentage près, 19 fois sur 20.