hobbitfoot / 123RF

Bien des professionnels du conseil financier sont encore à l’âge de pierre en ce qui concerne le marketing numérique, déplore James Barnash, consultant pour la firme de finances personnelles SmartAsset.

Plusieurs d’entre eux gaspillent du temps et de l’énergie en s’y consacrant de la mauvaise façon. Pour les épauler, James Barnash a publié dans FinancialPlanning un guide des cinq pires erreurs à éviter.

1- NE PAS CALCULER LA RENTABILITÉ

S’il est important d’investir du temps et de l’argent pour apparaître sur les médias sociaux, il ne faut pas le faire à l’aveuglette. Il est crucial d’analyser ce qui fonctionne.

Ce succès peut varier grandement selon la nature de votre pratique. Une grande firme de courtage peut considérer qu’attirer un prospect qui deviendra payant cinq ou six ans plus tard est un bénéfice intéressant, mais un plus petit cabinet ou un indépendant doit tenter de rentabiliser cet investissement en un an ou moins, estime M. Barnash.

2- NÉGLIGER LA QUALITÉ DU CONTENU

Votre présence en ligne sert à faire rayonner votre expertise. Qu’il s’agisse de gazouillis sur Twitter, ou de publications sur Facebook ou LinkedIn, le contenu que vous diffusez doit toujours être de grande qualité. De fait, présenter des informations mal étayées ou erronées peut causer encore plus de dommages que de ne pas en diffuser du tout.

Pour s’assurer d’une présence en ligne adéquate, James Barnash suggère de suivre la règle du 4-1-1 :

  • Diffusez quatre publications d’influenceurs de l’industrie. Cela montre que vous restez à l’affût de ce qui s’y passe, en plus de vous lier dans l’esprit des lecteurs à des leaders d’opinion.
  • Écrivez un texte original mettant en lumière votre expertise. Assurez-vous que ce contenu est à jour, pragmatique et réalisable.
  • Publiez un message sur un sujet relié à la vente ou au marketing, qui se prête bien au thème du développement des affaires.

Pas nécessaire non plus d’être omniprésent sur toutes les plateformes. Évaluez celles qui fonctionnent le mieux pour vous et concentrez-y vos énergies.

3- IGNORER SA RÉPUTATION EN LIGNE

Selon le chroniqueur, 85 % des consommateurs font confiance autant aux critiques en ligne qu’à des recommandations personnelles. Il faut donc s’assurer que notre réputation en ligne est positive.

De la même manière, ne pas avoir de présence en ligne du tout peut inquiéter certains consommateurs habitués à choisir leurs fournisseurs de service en trouvant de l’information sur les différentes plateformes numériques.

4- ÉCHOUER À CAPTER L’INTÉRÊT DES INVESTISSEURS

L’objectif principal du marketing en ligne est le développement des affaires. Il faut donc viser à amasser des informations utiles au sujet de prospects.

James Barnash suggère de créer un formulaire que les investisseurs peuvent remplir sur votre site web afin que vous puissiez les contacter par la suite. Une autre approche est d’offrir aux gens de s’inscrire à une infolettre.

Si vous avez un peu plus de budget, vous pouvez aussi investir dans un logiciel de gestion des relations avec la clientèle (CRM), qui permet d’enregistrer et suivre votre prospect.

5- NE PAS UTILISER INTERNET

Certains conseillers se limitent encore au réseautage lors d’ateliers et de séminaires ou encore au bouche-à-oreille. Mais ce sont des approches qui exigent beaucoup de temps et coûtent parfois cher. Les approches numériques peuvent s’avérer moins onéreuses pour rejoindre un plus grand groupe de prospects et la rentabilité est plus facile à mesurer.

Bref, si vous n’êtes pas encore arrivé à l’ère numérique, il est grand temps d’y plonger, soutient James Barnash.