Vos clients ne savent pas comment parler argent avec leurs enfants? Voici cinq occasions à leur présenter pour qu’ils puissent les sensibiliser à l’épargne et à la bonne gestion.

Ces conseils ont été compilés par la Banque Nationale du Canada, qui a récemment publié un billet à ce sujet.

L’ÉPICERIE

À cinq ans, les enfants ne comprennent pas nécessairement qu’il faut débourser de l’argent pour payer toute la nourriture dans le panier d’épicerie. Alors pourquoi ne pas leur mettre l’argent entre les mains et les faire payer eux-mêmes à la caisse? On peut aussi s’amuser à leur faire remarquer les différences de prix entre les marques et les produits.

LES CADEAUX DE NOËL

Beaucoup d’enfants de moins de dix ans reçoivent un petit peu d’argent à Noël. Une bonne occasion de pratiquer les rudiments de l’épargne.

Alexis Gagné, économiste et chroniqueur à l’émission Format familial, diffusée à Télé-Québec, suggère de diviser l’argent de poche d’un enfant dans trois pots transparents pour que son pécule soit bien visible : le premier, c’est pour les petits plaisirs (acheter des bonbons); le deuxième, ce sont des économies en vue d’acheter un plus gros morceau; et le troisième, c’est pour la charité ou un cadeau à un ami.

Par la suite, chaque fois qu’il reçoit de l’argent, il les répartit dans ses trois pots. Une habitude bonne à prendre, vu qu’il devra éventuellement faire la même chose avec son salaire.

LES VACANCES

Les rêves de vacances des enfants (comme ceux des parents) dépassent parfois les capacités du budget. Il faut donc faire des choix.

« C’est une bonne idée d’impliquer les enfants dans la planification et la prise de décision des vacances », estime Alexis Gagné. On peut leur demander ce qu’ils préfèrent entre un hôtel avec une piscine à 200 $ par nuit ou un camping à 40 $ la nuit et 160 $ en poche pour des activités. Les parents d’ado peuvent même leur donner un budget (mettons 4000 $) et leur demander des propositions de destinations. AirBnB au Costa Rica? Deux semaines de tout inclus au soleil? Non seulement jouer à l’agent de voyage aiguise leur habileté en mathématiques, mais ça aide aussi à réduire leurs caprices une fois sur place.

LES GROSSES TÂCHES

« Rémunérer un enfant pour des petits gestes du quotidien, comme faire son lit ou vider le lave-vaisselle, ce n’est pas la meilleure idée, vu que personne n’est payé pour faire ça », croit Alexis Gagné. Les plus grosses tâches sont plus propices à ce genre d’exercice. Au lieu d’embaucher quelqu’un pour ramasser les feuilles mortes, tondre le gazon ou refaire les plates-bandes, pourquoi ne pas confier ces tâches aux enfants et leur offrir un salaire horaire?

« C’est en gagnant des sous qu’un enfant peut apprendre à faire l’équation entre l’objet de ses désirs et le temps et les efforts qu’il devra mettre pour se l’offrir », dit Martine Marleau, conseillère budgétaire à l’ACEF de l’Est de Montréal.

LES BRIS

Les parents devraient éviter de se précipiter pour remplacer immédiatement les jouets ou appareils électroniques, parfois très coûteux, brisés par leurs enfants. « On vit dans une société de surconsommation où le crédit est très facile d’accès, explique Martine Marleau. Les gens se lèvent le matin avec l’envie de redécorer et le soir, ils ont un divan neuf «achetez maintenant, payez plus tard ». Si les jeunes apprennent ce comportement dès l’enfance, ça peut malheureusement les suivre longtemps. »

Mieux vaut donc faire patienter un peu l’enfant. S’il a des économies, pourquoi ne pas l’inviter à contribuer un peu? L’impliquer dans la chasse aux rabais et le magasinage pour trouver le modèle avec le meilleur rapport qualité-prix est aussi une occasion d’apprentissage intéressante.

Avez-vous d’autres trucs de ce genre à proposer à vos clients?

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