Main gantée qui tend un appareil de paiement par l'ouverture d'une vitre de protection.
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L’accès aux services bancaires est inégal dans le monde. Pour favoriser une plus grande inclusion, les institutions financières ont besoin d’avoir davantage d’information sur les personnes non bancarisées ou sous-bancarisées afin de valider leur identité pour se conformer à la réglementation, mais aussi pour mieux comprendre leurs besoins et leur profil de risque.

C’est ce qui ressort d’une étude de LexisNexis Risk Solutions qui a mené un vaste sondage auprès des banques, des assureurs et des institutions financières non bancaires dans 13 pays et régions à l’échelle mondiale.

Même si deux tiers des répondants se disent engagés à soutenir l’inclusion financière, le principal obstacle à l’intégration de clients potentiels est la difficulté à collecter et vérifier leurs renseignements personnels.

UN PHÉNOMÈNE MONDIAL

L’inclusion financière est un problème mondial. Selon la Banque mondiale, il y a on compte 1,4 milliard de personnes non bancarisées dans le monde.

C’est dans les pays en développement comme le Mexique (37 %), l’Indonésie (51 %) ou l’Inde (77 %) où le taux d’inclusion est le plus bas.

En Allemagne et au Royaume-Uni, 100 % de la population a accès aux services financiers. La France (99 %), Hong Kong (98 %), l’Espagne (98 %) et l’Italie (97 %) frôlent le taux parfait. Aux États-Unis, il atteint 95 %, ce qui laisse quand même 17 millions d’adultes sans compte bancaire. L’étude ne fournit pas de données sur le Canada.

De nombreux facteurs affectent l’inclusion financière :

  • un bas revenu,
  • un dossier de crédit trop mince,
  • le fait de vivre dans une société basée sur l’argent liquide,
  • des antécédents de mauvaises dettes
  • et un manque d’éducation financière peuvent entraver l’accès aux services financiers.

Pour réduire le nombre de personnes qui sont dans cette situation, il faut donc plus de transparence financière. Plus les institutions en savent sur les consommateurs, plus il est facile de leur offrir des services financiers appropriés.

Pour y arriver, les banques expriment un intérêt grandissant pour le partage de données en vue de soutenir les processus de connaissance du client. Le récent sondage révèle que 80 % des institutions financières souhaitent avoir accès à un service global d’obligation de vigilance du client, contre un peu plus de 70 % en 2019.

La disponibilité des services financiers par des canaux mobiles et une réglementation adéquate sont également nécessaires pour assurer l’équité et l’abordabilité des services financiers, selon les auteurs.

« Grâce à des données solides et à la mise en place de la technologie et des processus adéquats, les institutions peuvent contribuer à améliorer les taux mondiaux d’inclusion financière sans compromettre la conformité », soutient Leslie Bailey, vice-présidente, conformité de la criminalité financière chez LexisNexis Risk Solutions

L’enquête sur la transparence et l’inclusion financières a été menée en ligne par le cabinet de recherche Celent à la fin de 2021 auprès de cadres supérieurs et de responsables de la conformité, de la vente au détail et des secteurs commerciaux à l’échelle mondiale. Le sondeur a obtenu un total de 297 réponses.