Conseiller se tenant devant un précipice.
Photo : leeavison / 123RF

En théorie, le nouveau Règlement sur les modes alternatifs de distribution de l’Autorité des marchés financiers (AMF) autorise la vente de tous les produits d’assurance de personnes sur le web. En pratique, « le Règlement pose des obstacles quasi insurmontables à la vente sur Internet », affirme Robert Landry.

Ex-vice-président exécutif d’AXA Canada devenu consultant, ce connaisseur de l’industrie exprime sa « très grande surprise » à l’égard du Règlement publié mercredi dernier.

« Les demandes du régulateur à l’égard des responsables de sites transactionnels sont très exigeantes. C’en est presque incroyable! », s’exclame Robert Landry.

LOURDE RESPONSABILITÉ

Au départ, explique-t-il, l’internaute devra être au courant de tout ce qu’un site transactionnel pourrait théoriquement lui offrir (articles 6 et 7), et ce, jusqu’aux avenants pertinents à sa situation particulière (article 9).

De plus, les assureurs et les cabinets responsables des sites transactionnels devront garder la trace du cheminement, presque clic par clic, de chaque consommateur (articles 17 et 24).

« Les assureurs et les cabinets deviennent totalement responsables des choix des consommateurs », martèle Robert Landry.

Deux conséquences en découlent.

D’abord, les transactions se concluront au terme d’un parcours jonché de multiples questions.

« Qui aura le courage et la patience de passer des heures sur un site web afin de compléter une transaction? Selon moi, cette exigence de responsabilité limite énormément le potentiel de vente de produits d’assurance de personnes sur Internet », affirme le consultant.

Lire la suite sur Finance et Investissement.