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La récente volatilité des marchés boursiers a mis en lumière les mouvements quotidiens du marché pour les personnes qui ne portaient normalement pas une telle attention à leur portefeuille, note le Financial Post.

Il est important pour les investisseurs et les conseillers de définir des attentes appropriées en matière de rendement des investissements. Ces attentes dépendent de plusieurs facteurs et ont une incidence sur les décisions d’investissement et de planification financière.

INTÉRÊTS, DIVIDENDES ET GAINS EN CAPITAL 

La plupart des gens du secteur de l’investissement utilisent des bons du Trésor ou des obligations d’État comme indicateurs indirects d’un taux de rendement sans risque. Cependant, nombre d’investisseurs moyens considèrent un certificat de placement garanti (CPG) comme une référence plus appropriée.

Les taux des CPG sont actuellement de l’ordre de 2,5 % pour des durées d’un à cinq ans. Cela est inhabituel, car les CPG à plus long terme paient généralement des taux d’intérêt plus élevés que ceux à court terme. La courbe des taux est actuellement « plate ». Afin d’obtenir des taux de 2,5%, il faut donc davantage se tourner vers les sociétés et les coopératives de crédit, car les banques ne paient qu’entre 1,5 et 2%.

L’indice obligataire FTSE Canada est une bonne référence pour les obligations canadiennes à moyen terme de qualité supérieure, y compris les obligations d’État et les obligations de sociétés de haute qualité. Et le rendement à l’échéance actuel n’est que de 1,5%.

Des obligations à rendement plus élevé sont disponibles pour les investisseurs désireux de prendre plus de risques. Des actions à plus haut rendement avec des dividendes plus importants sont également disponibles, mais potentiellement au détriment de la croissance potentielle du capital autrement réservée aux sociétés qui peuvent verser des dividendes inférieurs ou nuls.

Les investisseurs en Bourse s’attendent à obtenir un rendement sous forme d’appréciation du capital ou d’augmentation du cours sous-jacent des actions. Les marchés boursiers augmentent généralement au fil du temps, bien que cette hausse ne soit pas en ligne droite, comme nous l’avons vu en 2020.

RENDEMENT POTENTIEL 

FP Canada est l’organisme professionnel des planificateurs financiers certifiés (CFP). Ses Lignes directrices sur les hypothèses de projection pour 2020 ont établi que les hypothèses de rendement moyen à long terme de 11 cabinets actuariels et de gestion d’actifs pour les obligations étaient de 3,15 %. Les actions canadiennes, les actions des marchés développés étrangers (comme les États-Unis) et les actions des marchés émergents (comme la Chine) étaient prévues à 6,05 %, 6,25 % et 8,02 % respectivement.

Le plus récent rapport actuariel triennal sur le Régime de pensions du Canada daté du 31 décembre 2018 comprenait des estimations gouvernementales des rendements boursiers. Ils prévoyaient un taux de rendement « réel » des actions publiques de 3,9 % jusqu’en 2025 en raison des faibles rendements en espèces. En 2025, leur prévision était de 4,3 %. Dans un environnement d’inflation de 2 %, ces rendements réels suggèrent un taux nominal global de 5,9 à 6,3 % par an pour les actions, avec un potentiel de rendement plus élevé identifié pour les marchés émergents et les actions privées.

Un des points à retenir devrait être que les rendements futurs du marché boursier pourraient être inférieurs à ce qu’ils ont été dans le passé. Ce pronostic n’a rien à voir avec la pandémie ou les prévisions pour le reste de 2020. Cela a plus à voir avec le fait que les faibles taux d’intérêt et l’inflation d’aujourd’hui suggèrent que les rendements futurs doivent être inférieurs.

Des attentes appropriées concernant les rendements des investissements d’une année à l’autre et sur l’horizon d’investissement peuvent aider à améliorer les résultats d’investissement à court et à long terme. L’élaboration d’un plan financier basé sur ces attentes peut aider à fixer des objectifs d’épargne et de dépenses mensuels, à évaluer les besoins en assurance, à déterminer les stratégies fiscales et successorales et à garder un investisseur investi lorsque les choses se compliquent.