Retraite
Photo : Kittitee Pangwang / 123RF

Plusieurs incertitudes entourent l’avenir des régimes de retraite, et le confort des retraités, qui s’en trouve de moins en moins garanti. The Motley Fool explique les trois éléments effrayant qui entourent la retraite des Canadiens.

La plupart des travailleurs et travailleuses attendent avec impatience la retraite, un répit bien mérité après une vie effrénée. En 1977, 46 % de tous les Canadiens étaient couverts par un régime de pension agréé (RPA). Bon nombre de ces régimes étaient des régimes de retraite à prestations déterminées, qui promettaient de verser des prestations indépendamment de la performance des investissements sous-jacents. En 2011, seulement 40 % des Canadiens possédaient un RPA, et les régimes à prestations déterminées avaient fortement diminué.

Les pensions assumées par l’employeur étant en baisse, la retraite est de plus en plus financée par trois sources principales, soit le Régime de pensions du canada (RPC), la sécurité de la Vieillesse (SV) et l’épargne. Il s’agit d’un contraste frappant avec la fin des années 1970, lorsque les régimes de retraite à prestations déterminées offraient un revenu de retraite confortable. La triste vérité est que la retraite confortable devient de plus en plus difficile pour la plupart des gens. Les trois vérités effrayantes suivantes illustrent pourquoi.

LE RPC ET LA SV NE SUFFISENT PAS

Selon un rapport de la Financière Sun Life, la moyenne des dépenses mensuelles à la retraite est de 2 611 $ par personne. Cela comprend la nourriture, le logement, les taxes et le transport. Dans les grandes villes, ce chiffre gonfle, car les loyers et les versements hypothécaires sont généralement plus élevés dans les centres urbains.

Malheureusement, le RPC et la SV ne couvriront pas 2 611 $ en frais mensuels. En 2019, le RPC a payé en moyenne 679 $ par mois et la SV a versé de son côté au maximum 613 $ pour un total de presque 1300 $, soit pas assez pour couvrir la moitié des dépenses.

LES RÉGIMES DE RETRAITE À PRESTATIONS DÉTERMINÉES EN BAISSE

Selon le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), la proportion de régimes de pension agréées (RPA) qui avaient des prestations déterminées est passée de 80 % en 2006 à 67 % en 2016. Cependant, seuls les régimes à prestations déterminées versent un montant garanti, avec d’autres plans; le montant reçu par votre client dépend de la performance des investissements sous-jacents.

L’INFLATION INFLUENCE LE POUVOIR D’ACHAT

L’inflation est une dure réalité que de nombreux retraités canadiens ne connaissent que trop. Bien que le RPC soit censé être indexé sur l’inflation, l’Indice des prix à la consommation (IPC) exclut de nombreuses catégories d’articles.

C’est pour cette raison que les retraités seraient bien avisés de détenir des fonds obligataires dans un REER ou un CELI. Les obligations sont parmi les actifs les plus sûrs, avec une priorité des détenteurs sur les actionnaires en cas de liquidation. En achetant des obligations à travers des fonds négociés en Bourse, votre client obtient la stabilité du revenu des obligations sous-jacentes ainsi que la liquidité des actions ordinaires. Bref, le meilleur des deux mondes.