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Ce sont en substance les recommandations d’Amber Sinha, gestionnaire de portefeuille principal pour Gestion d’actifs CIBC.

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« Face à des marchés qui ont reculé de 10 à 20 % en 2022, il est naturel de se demander s’il reste des occasions à saisir, et à quoi elles ressemblent, pas seulement en termes de potentiel, mais aussi de prise de risque », explique Amber Sinha.

Selon l’expert, les pertes sont survenues tout d’abord sous l’effet d’une « rotation violente » des titres de style croissance alors que les banques centrales augmentaient les taux d’intérêt pour contrer l’inflation persistante ; les investisseurs se dirigent désormais vers d’autres segments du marché. L’autre raison est simplement le ralentissement économique qui résulte normalement de cette hausse rapide des taux. Selon lui, on est loin d’avoir vu la fin de ce ralentissement, car la Réserve fédérale (Fed) doit pousser jusqu’au bord de la récession pour que l’inflation redevienne tolérable.

Dans ce contexte, mieux vaut privilégier les titres d’entreprises de haute qualité qui ont été injustement « punis » cette année, croit-il.

« Je chercherais plutôt parmi les secteurs d’activité les moins discrétionnaires, et parmi les entreprises les mieux positionnées sur leur marché avec de solides états financiers. Quand l’économie traversera des moments difficiles l’an prochain, ces titres seront fondamentalement mieux soutenus », prédit Amber Sinha.

« Du point de vue des risques, c’est l’envers de la même médaille. Les titres qui sont directement exposés à la croissance économique, et qui sont de nature plus cyclique, dans des secteurs plus discrétionnaires, ont souffert cette année. En conséquence, leurs prix sont bien plus attractifs qu’ils ne l’étaient il y a seulement quelques mois. Mais la situation économique actuelle nous donne plus de questions que de réponses. On ne peut faire de prédictions simplement à partir de l’analyse des fondamentaux, car il y a une incertitude d’ordre géopolitique. Les actions très sensibles à l’activité économique ne sont donc pas attractives pour le moment, malgré la baisse de leurs prix », analyse Amber Sinha.

Du point de vue géographique, il recommande l’Asie et l’Amérique du Nord, mais surtout pas l’Europe.

« Les prix de l’énergie sont un gros enjeu en Europe, et tout va dépendre des facteurs géopolitiques. Nous nous sommes d’ailleurs écartés de certaines entreprises de notre portefeuille qui comptent une importante base industrielle dans la région », conclut-il.

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.