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Les faibles taux d’intérêt et le spectre de la volatilité poussent les investisseurs vers ces titres à dividende, note Colum McKinley, chef de l’investissement dans les actions mondiales à Gestion d’actifs CIBC.

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« Les taux ont beaucoup affecté la performance des actions dernièrement. À la fin 2018, le marché se demandait si les hausses à venir seraient au nombre de deux ou de trois. Finalement, la Fed a baissé les taux, et on s’attend à ce qu’elle le fasse à nouveau », note Colum McKinley dans une entrevue réalisée avant la baisse annoncée le 30 octobre, soit la troisième de l’année aux États-Unis.

Cela a créé un « changement radical » d’environnement selon l’expert, et les actions à dividende en ont beaucoup profité puisqu’elles offrent une alternative aux investisseurs qui recherchent le rendement. Parmi leurs secteurs favoris : les opérateurs de télécommunications et les fonds de placement immobilier (FPI).

« Les opérateurs ont des modèles d’affaires très stables puisque les consommateurs leur paient des abonnements réguliers sous des contrats de plusieurs années, ce qui leur permet de verser continuellement des dividendes et de les accroître au fil du temps », dit Colum McKinley.

Son préféré : Telus, qui offre 4,7 % de rendement après une hausse de 8 % par an durant les cinq dernières années.

« Bien sûr, nous sommes conscients des risques, en premier lieu quant au taux de croissance étant donné que la pénétration du marché bat des records. J’aurais du mal à trouver quelqu’un qui ne possède pas de téléphone mobile. Cela affecte la croissance future. Il y a en outre la rhétorique électorale : les politiciens ont promis d’abaisser les factures des Canadiens. C’est une noble cause, et ils ont fait des efforts pour accroître la concurrence dans le secteur, mais nous ne sommes pas vraiment inquiets pour la suite », dit Colum McKinley.

« La migration des investisseurs vers les actions à dividende profite aussi aux FPI, dont la plupart offrent des rendements de 4 à 7 % soutenus par des actifs tangibles tels que des tours à bureaux, des entrepôts ou des espaces de vente au détail. Ce sont des placements défensifs en vue de la volatilité croissante », note l’expert.

Il donne pour exemple le québécois Cominar, qui a récemment accueilli quatre nouveaux administrateurs dans son conseil pour recevoir des idées fraîches, et a modifié son équipe de direction en lui donnant pour objectifs la réduction des coûts, le renforcement des états financiers et l’amélioration des opérations.

« Si la nouvelle équipe parvient à accroître l’occupation des propriétés et le développement des actifs existants, cela va générer beaucoup de positif. Le titre offre déjà plus de 5 % de rendement et il se pourrait que l’on voie ce chiffre croître en plus de possibles rachats d’actions. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.