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Les implications financières initiales du coronavirus ont été lourdes pour les investisseurs. Les actions ont perdu considérablement de valeur au cours du mois dernier par rapport à leurs sommets récents, et la volatilité a été importante alors que les marchés oscillent de jour en jour, analyse le Financial Post.

LES INVESTISSEMENTS

Les marchés boursiers ont augmenté progressivement depuis la crise financière de 2008-2009. Pendant de longues périodes, la volatilité a été assez faible et les investisseurs sont peut-être devenus complaisants.

Jusqu’ici, en mars, il y a eu six jours où le rendement quotidien du S&P 500 a augmenté ou diminué de 5 % en une seule journée, et cinq jours supplémentaires de 4 % ou plus. Il s’agit d’une importante volatilité à court terme. Trois des 20 plus gros changements quotidiens en pourcentage du S&P 500 ont eu lieu au cours de la semaine dernière.

Pendant ce temps, la Bourse de Toronto est tombée presque aussi bas que les creux atteints lors de la bulle internet. Le secteur de l’énergie a été particulièrement touché, les prix du pétrole ayant été réduits de moitié depuis le début de l’année.

Il y a deux principes importants de répartition d’actifs que le coronavirus a renforcés. Premièrement, l’évaluation de la tolérance au risque est importante pour garantir qu’un investisseur ne prend pas plus de risques qu’il ne peut en supporter en cas de repli du marché boursier. Il est très difficile d’anticiper les baisses des marchés, et les investisseurs devraient éviter de blâmer leur conseiller pour ne pas avoir évité les pertes boursières. Ce mois-ci a été un bon test pour déterminer dans quelle proportion un investisseur devrait avoir des actions dans son portefeuille, ce qui devrait bientôt devenir un sujet de discussion chaud entre les conseillers et les clients.

Comme les actions ont chuté, une gestion prudente du portefeuille suppose d’acheter des actions pour rééquilibrer la cible, et non de vendre comme certains investisseurs l’ont déjà fait ou pourraient être tentés de le faire. Il peut sembler contre-intuitif d’acheter des actions lorsque les marchés sont en baisse et de les vendre à mesure que les marchés augmentent, mais un rééquilibrage en achetant bas et en vendant haut peut aider un investisseur à prendre des décisions d’investissement dénuées d’émotion.

LA DETTE

Les taux d’intérêt ont baissé. La Banque du Canada a abaissé le taux préférentiel de 50 % le 4 mars et de 50 % le 16 mars. Par conséquent, les dettes à taux variable ont diminué de 1 % ce mois-ci. Les emprunteurs devraient réfléchir à la meilleure façon de restructurer les dettes existantes pour profiter de taux d’intérêt plus bas.

LA RETRAITE

Un ralentissement économique entraînera des pertes d’emplois. Les Canadiens qui approchent de la retraite pourraient être particulièrement à risque si une indemnité de départ se présentait plus tôt que prévu.

Les retraités seront sans aucun doute préoccupés par une baisse importante de leur portefeuille de placements à l’approche de leurs vieux jours. Il faut accorder une attention particulière à la quantité d’investissements indispensables. Idéalement, un retraité ne devrait ainsi pas retirer plus de trois à cinq pour cent par an de son portefeuille au début de la retraite, bien que les taux de retrait puissent varier selon la situation personnelle du retraité.