Si la popularité des banques privées ne s’essouffle pas, la relation entre le client et son conseiller change. Les clients seraient moins nombreux à voir leur conseiller comme un « confident ».

C’est ce que révèle le quatrième baromètre de la banque privée, publié par Swiss Life Banque Privée et fondé sur les réponses de clients ou prospects de banques suisses ayant des revenus annuels nets de 72 000 euros (109 180 $CAN) ou plus.

UNE RELATION MOINS ÉTROITE

L’an dernier, près d’un quart des clients considéraient leur relation avec leur conseiller comme privilégiée. Ils ne sont plus que 17 % à penser ainsi. Pour 57 %, il s’agirait simplement d’une relation « normale ».

Pourtant, plus de la moitié d’entre eux ont choisi de placer leur actif dans ces banques privées d’abord pour obtenir des conseils de fiscalité et de gestion de patrimoine (56 %) et des services personnalisés (48 %). Seulement 26 % l’ont fait en premier lieu dans l’espoir d’obtenir un meilleur rapport rendement-risque. C’est donc dire que le conseiller reste l’une des pierres angulaires du service de ces institutions financières.

Cette évolution de la relation client-conseiller s’explique-t-elle par une plus grande méfiance à l’égard des professionnels en services financiers? Seul un client sur dix soutient avoir totalement confiance en son conseiller, cinq points de moins qu’en 2016. Environ 65% disent avoir « suffisamment confiance ».

Qu’en est-il au Canada? Interrogée par Conseiller, l’Association des banquiers canadiens a indiqué ne pas compiler de données sur les banques privées.

UN SERVICE RECHERCHÉ

Chose certaine, la popularité des banques privées ne se dément pas, au contraire. Quelque 36 % des répondants au baromètre ont l’intention de devenir clients de l’un de ces établissements au cours des douze prochains mois, une hausse de 19 points.

Les clients des banques privées souhaitent recevoir des services similaires à ceux offerts dans les banques de détail, tels l’accès aux données en ligne (59 %) ou la possibilité d’effectuer des opérations de gestion en ligne (61 %). Manifestement, les banques privées n’échapperont pas au virage technologique!

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