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Photo : Ekapat Suwanmanee / 123RF

Placements NEI fait désormais partie des gestionnaires d’actifs canadiens qui se sont engagés à céder leurs avoirs en Russie.

La semaine dernière, huit gestionnaires d’actifs et fonds de pension se sont engagés à céder leurs avoirs russes « dès que possible » et ont appelé d’autres investisseurs institutionnels à faire de même.

NEI a déclaré au début de la semaine qu’elle suspendait ses nouveaux achats de titres russes et commençait à se défaire de ses avoirs existants. La firme a également promis d’exercer une « pression » par le biais d’un engagement auprès des entreprises qui opèrent ou ont des intérêts en Russie.

Le gestionnaire d’actifs a déclaré que son exposition aux titres russes au 3 mars « est négligeable, car ses sous-conseillers avaient déjà commencé à réduire ou à éliminer leurs avoirs avant l’invasion ». Le gestionnaire n’a aucune exposition à la dette souveraine ou à la monnaie russe, et une exposition de moins de 1% représentant 3,55 millions de dollars dans le NEI Emerging Markets Fund.

NEI demandera également à ses sous-conseillers de se défaire des titres russes dès que possible.

Le deuxième plus grand gestionnaire d’actifs américain a adopté une approche différente.

Le 4 mars, le directeur des investissements du Groupe Vanguard a déclaré que « la prise de décision en matière d’investissement ne sera pas limitée » pour les fonds gérés activement. Les gestionnaires de fonds « décideront de la meilleure façon de faire face aux problèmes de liquidité et d’équilibrer les risques d’investissement et les bénéfices potentiels ».

Le même jour, un porte-parole de Vanguard a déclaré à Investment Executive que l’entreprise continuait « à surveiller l’évolution des sanctions gouvernementales ainsi que les autres actions gouvernementales affectant le marché ». Les fonds indiciels et les fonds actifs de Vanguard procéderont aux ajustements nécessaires pour se conformer aux règlements relatifs aux sanctions internationales.

BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs américain, a déclaré le 3 mars dans un communiqué qu’il avait suspendu l’achat de tous les titres russes dans ses fonds actifs et indiciels depuis le 28 février. Les titres russes représentent moins de 0,01% des actifs des clients, a précisé la firme. « Nous avons également plaidé de manière proactive auprès de nos fournisseurs d’indices pour qu’ils retirent les titres russes des indices généraux. »

En effet, les fournisseurs d’indices continuent de supprimer les titres russes.

Le jour suivant, Morningstar Indexes a annoncé qu’il reclassait le marché des actions russes du statut de marché émergent à celui de marché non classé, avec effet après la clôture le 18 mars. Les titres de la State Corporation Bank for Development and Foreign Economic Affairs Vnesheconombank seront retirés des Morningstar Fixed Income Indexes à partir du 31 mars.

Le même jour, le FTSE Russell a déclaré qu’il exclurait de ses indices de titres à revenu fixe toutes les obligations d’État russes libellées en roubles ou non, ainsi que les obligations en devises fortes émises par des émetteurs domiciliés en Russie, à compter de la fin mars.

La semaine dernière, FTSE Russell et MSCI ont annoncé que la Russie serait retirée de leurs indices d’actions. Les suppressions ont pris effet pour le FTSE Russell à l’ouverture du 7 mars. Pour MSCI, elles auront lieu à la clôture du marché le 9.

Une équipe de recherche dirigée par Jeffrey Sonnenfeld au Yale Chief Executive Leadership Institute a dressé une liste des grandes entreprises qui boycottent la Russie. Au 7 mars, 230 entreprises figuraient sur cette liste. L’équipe a également dressé la liste des entreprises qui sont fortement exposées à la Russie mais qui ne se sont pas retirées du pays.