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Dans le cadre du Grand championnat canadien ESG, onze firmes seront en lice pour décrocher une part d’un mandat de gestion de 90 millions de dollars.

Le 2 juin prochain, elles présenteront et défendront leurs propositions lors d’un événement en direct devant un panel d’experts en investissement responsable, dont Barbara Zvan, Andrea Moffat et Daniel Simard.

« Ce qui se dégage clairement de ce concours, c’est que les plus grands gestionnaires d’actifs du Canada mobilisent des ressources substantielles en vue de créer et de développer des options ESG », explique Éric St-Pierre, directeur général de la Fondation familiale Trottier.

La Fondation s’est inspirée d’un événement similaire au Royaume-Uni pour initier cette compétition au Canada avec ses co-investisseurs, soit la Fondation de l’Université Concordia, la Commission de dotation environnementale Skagit, la Fondation du Grand Montréal, la Fondation Sitka, la Fondation Consecon, la Fondation McConnell et deux fiducies privées.

Ensemble, ils investiront un total de 90 millions de dollars auprès de gestionnaires d’actifs ayant démontré l’application rigoureuse de méthodes d’investissements ESG dans trois catégories d’actifs : les actions et/ou les titres à revenu fixe, les actifs alternatifs et les multi-actifs.

LES FINALISTES EN LICE

Voici qui seront les finalistes pour chacune des catégories.

Catégorie Actions et titres à revenu fixe
AlphaFixe Capital
Lazard Asset Management
MacKenzie Investments
Schroders Investment Management

Catégorie Actifs alternatifs
PenderFund Capital Management
Portland Investment Counsel
UBS Asset Management

Catégorie Multi-actifs
Fiera Capital
Jarislowsky, Fraser Limited/Scotiabank
Rally Assets
RBC Global Asset Management/PH&N Institutional

Les finalistes, qui ont été évalués par des experts des firmes Millani et Normandin Beaudry, se sont distingués par la démonstration de performances financières et par la preuve de leur transparence en matière de stratégies d’investissement ESG.

« La force et la diversité des propositions que nous avons reçues témoignent de l’adoption rapide des principes ESG. Toutefois, l’incohérence des labels et l’incapacité à tenir compte des impacts positifs témoignent des défis permanents de la transition du secteur. », affirme Éric St-Pierre.

Un avis que partage Jean-Grégoire Morand, associé chez Normandin Beaudry. « Surtout en l’absence de codes et de structures communes, il y a des questions complexes auxquelles un processus papier ne peut répondre à lui seul. La question la plus importante est de savoir comment la stratégie ESG d’une entreprise se traduit dans la réalité », dit-il en rappelant qu’il est beaucoup plus difficile d’expliquer et de démontrer la valeur de l’investissement d’impact.

Pour Éric St-Pierre, l’événement du 2 juin permettra aux investisseurs de voir ce qui fait le succès de certaines approches ESG et de se renseigner sur les questions qu’ils doivent poser lorsqu’ils évaluent leurs options.

Les firmes lauréates seront dévoilées en septembre, une fois la vérification diligente complétée.