Photo : Warakorn Harnprasop / 123RF

Voilà les trois secteurs où les dividendes devraient grimper selon Craig Jerusalim, gestionnaire de portefeuille à Gestion d’actifs CIBC.

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« Les banques vont profiter de la relance économique, les télécommunications sont incomprises et sous-estimées, et l’or est mal aimé et souvent laissé pour compte », résume l’expert.

Il rappelle que les banques canadiennes ne peuvent augmenter leurs dividendes tant et aussi longtemps qu’est maintenu le moratoire du Bureau du surintendant des institutions financières. Mais, il prévoit sa fin au cours du second semestre 2021.

« Étant donnée la croissance de l’immobilier, la solidité des hypothèques, la robustesse des marchés de capitaux et la surperformance des marchés d’actions, la gestion d’actifs est partie pour faire une très bonne année. Les banques ne relâcheront probablement pas les réserves qu’elles ont faites au creux de la crise du coronavirus, mais leur haut niveau de liquidités jouera en leur faveur », dit Craig Jerusalim.

Les opérateurs de télécommunications ne reçoivent pas l’attention qu’ils devraient, car ils offrent un service tout aussi essentiel que l’eau ou l’électricité, et pourtant leur évaluation est bien en deçà de celle de ces services d’utilité publique, note-t-il.

« En temps normal, et encore plus en cette période de télétravail, je serais plus enclin à renoncer à mon eau courante qu’à mon Internet. Une société comme Telus devrait atteindre ses cibles de 7 à 10 % de hausse de dividendes dans les prochaines années, malgré ses lourdes dépenses d’immobilisation dans la fibre optique et celles qu’elle va devoir faire pour déployer le 5G », analyse l’expert.

Quant aux producteurs aurifères, ils génèrent d’importantes liquidités et devraient continuer de récompenser leurs actionnaires avec des hausses de dividendes ainsi que des versements exceptionnels, selon lui. Il donne l’exemple de l’américaine Newmont qui a annoncé de telles mesures récemment et dont le rendement est désormais supérieur à celui de la moyenne du TSX. C’est d’ailleurs ce qu’ont annoncé récemment deux d’entre eux, Newmont et Barrick.

« Enfin, un autre secteur à surveiller est celui de l’énergie, ajoute Craig Jerusalim. Avec la hausse des prix du pétrole, beaucoup de producteurs canadiens ont généré des liquidités excédentaires qui pourront être utilisées pour augmenter leurs dividendes ou procéder à des rachats d’actions. Je pense notamment à Suncor et CNQ, qui ont des avantages en termes d’échelle et d’actifs à long terme. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.