Photo : Luca Bertolli / 123RF

Bloomberg revient dans une chronique récente sur la rémunération des conseillers et la valeur ajoutée qu’elle rapporte. Comment distinguer le bon grain de l’ivraie?

La clé est d’obtenir des conseils qui augmentent les rendements bien au-delà du coût de ces conseils.

La plupart des Canadiens qui investissent pour la retraite finissent par payer des conseils, qu’ils s’en servent ou non. Les frais sont intégrés dans les outils d’investissement les plus courants, notamment les fonds communs de placement, et apparaissent sous diverses formes en fonction du produit, du fournisseur ou de la relation avec le client.

Malgré de nombreuses tentatives de transparence, la structure des frais d’investissement reste toujours aussi confuse, juge le chroniqueur Dale Jackson.

Cela a tendance à miner l’importance de la gestion professionnelle à une époque où davantage d’épargne-retraite canadienne est exposée à la volatilité du marché en général.

Selon une étude réalisée en 2015 par l’Institut CIRANO, les investisseurs qui ont reçu des conseils professionnels ont accumulé 3,9 fois plus d’actifs après 15 ans, par rapport aux investisseurs sans conseillers.

COMMENT ÊTRE UN « BON » CONSEILLER

Un bon conseiller évalue la tolérance au risque et les objectifs financiers d’un client, et met en œuvre une stratégie globale pour y arriver au fil du temps. Les bons conseillers ont accès à de bonnes recherches pour trouver les meilleurs investissements dans les meilleurs secteurs et régions géographiques, et recommandent de les vendre quand ils atteignent leur pic ou lorsque le client a besoin de liquidités, à la retraite par exemple.

Les bons conseillers gèrent également les risques et augmentent les rendements en mettant en œuvre des stratégies d’économie d’impôt qui utilisent efficacement les comptes enregistrés, tels que les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), les comptes d’épargne libre d’impôt (CELI) et, dans certains cas, les comptes de placement non enregistrés.

Plus important encore, les bons conseillers s’intéressent à l’aspect humain. Ils gardent leurs clients sur la bonne voie alors quand les marchés fluctuent et les aident à se préparer et à s’adapter à des changements majeurs dans leur vie, comme la perte d’un conjoint.

Les bons conseillers ont également besoin de bons clients. Un récent sondage sur les investissements de la Banque Scotia a révélé que la moitié des Canadiens qui épargnent pour la retraite n’ont pas rencontré leurs conseillers au cours des 12 derniers mois.