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Photo : ykono / istockphoto

Outre l’or, le cuivre et le minerai de fer devraient profiter de plusieurs facteurs, explique Daniel Greenspan, analyste principal, matières premières, métaux et mines à Gestion d’actifs CIBC.

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« Le prix du cuivre est actuellement pénalisé en raison des manchettes macro-économiques, notamment le virus COVID-19 en Chine. Vu l’importance de ce pays dans le marché mondial des métaux, il n’est pas surprenant de voir ceux-ci s’affaiblir. À court terme, l’incertitude demeure élevée et le Nouvel An chinois va réduire la demande en Asie. Mais à moyen terme, nous croyons que les risques liés au virus seront atténués et que les choses se stabiliseront. La demande de matières premières reprendra alors, surtout si le gouvernement chinois met en place un plan de relance économique pour le second semestre », dit Daniel Greenspan.

À moyen et long terme, l’expert distingue en outre des tendances de fond en faveur du cuivre, soit les véhicules électriques et les sources d’énergie verte comme l’éolien et le solaire. Tout cela va nécessiter des infrastructures où le cuivre aura un rôle très important à jouer, et son prix devrait grimper en conséquence.

« Le minerai de fer s’est échangé à des prix élevés l’année dernière, suivant le désastre du barrage à rejets de Brumadinho, au Brésil. Le pays est un producteur de premier plan, et ses exportations demeurent faibles, ce qui soutient le prix du minerai de fer », analyse Daniel Greenspan.

Ici encore, on ne sait pas ce qui va se passer en Chine, qui domine la demande mondiale de minerai de fer. Mais l’expert est optimiste, puisque les perturbations se trouvent actuellement du côté de l’offre, avec les exportations brésiliennes.

« Pour l’or, les perspectives demeurent raisonnablement positives. Il y a un risque de nouvelles baisses des taux d’intérêt, et nous voyons des taux négatifs dans plusieurs marchés importants, ce qui devrait soutenir l’or dans les temps à venir », dit Daniel Greenspan.

L’expert donne en exemple des titres liés aux trois matières premières : l’américaine Newmont (tout juste renommée Newmont Goldcorp) pour l’or, la canadienne First Quantum Minerals pour le cuivre, et l’australienne Champion Iron (qui prévoit déménager son siège social au Canada prochainement) pour le minerai de fer.

« Newmont Goldcorp devrait tirer profit de sa fusion de 2019, mais le marché ne reflète pas encore la valeur de cette intégration d’actifs. Ses états financiers sont solides, de même que son équipe de direction. Sa valeur en Bourse devrait s’adapter une fois que l’entreprise démontrera les résultats obtenus », estime Daniel Greenspan.

« First Quantum nous semble sous-évaluée. Elle vient d’achever la construction d’une grande mine au Panama, et est sur le point d’afficher des flux de trésorerie disponibles positifs, qui devraient jouer un rôle de catalyseur dans les prochains mois quand elle s’en servira pour réduire ses dettes. Avec le début de la production de la nouvelle mine, cela devrait propulser la valeur du titre en 2020 », poursuit-il.

« Quant à Champion Iron, elle exploite la mine de Bloom Lake au Labrador, et produit annuellement de manière profitable 7,5 millions de tonnes d’un minerai de fer de haute qualité. L’entreprise souhaite doubler sa production avec un projet d’expansion dans lequel les propriétaires précédents ont déjà beaucoup investi. Nous apprécions sa production de qualité, ses flux de liquidités disponibles, et ses perspectives de croissance suivant son expansion. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.