Assistant vocal Google Home
Photo : Vebito Tetseo / 123RF

À l’instar de plusieurs autres institutions financières, Desjardins a lancé récemment un assistant vocal qui permet aux clients d’obtenir des informations ou de réaliser des transactions uniquement grâce à la voix.

Ce service est accessible à partir de tous les appareils propulsés par l’Assistant Google, notamment les téléphones et les tablettes Android ainsi que les enceintes Google Home.

Les utilisateurs pourront entre autres obtenir le solde de leur compte courant ou de leur carte de crédit et consulter les dernières opérations effectuées pour chacun de ces comptes. Un mot de passe de quatre chiffres assurera une interaction sécurisée, affirme Desjardins.

« Jusqu’à maintenant, on interagissait généralement avec nos appareils par l’intermédiaire d’un clavier. Nous sommes très fiers de cette évolution et du travail accompli par nos équipes, sur lequel nous pourrons construire toute une gamme de nouveaux services dans le futur », explique le président et chef de la direction de Desjardins, Guy Cormier.

TENDANCE FORTE

Les assistants vocaux sont de plus en plus en vogue dans l’industrie financière. Plus tôt cette année, iA Groupe financier a lancé l’Assistant virtuel iA, qui permet à ses clients de calculer combien ils devraient cotiser à leur REER ou encore estimer le montant accumulé au moment de la retraite.

Dans la même veine, Sun Life a développé Ella, une « coach numérique » qui peut notamment aider ses clients à trouver des fournisseurs de soins de santé près de chez eux. Aux États-Unis, Bank of America, JP Morgan, New York Life Insurance, Capital One et American Express sont quelques-unes des institutions financières qui offrent cette technologie à leur clientèle. Ces assistants vocaux sont propulsés soit par l’Assistant Google, soit par Alexa d’Amazon.

La mode des assistants virtuels soulève tout de même des préoccupations quant à la sécurité des données. « Les voix des utilisateurs peuvent être enregistrées et manipulées, a expliqué à NBC Kurt Baumgartner, chercheur en sécurité à Kaspersky Lab. Avec l’accès aux comptes bancaires et la capacité de transférer des fonds et effectuer des paiement, les fraudes financières à distance pourraient très bientôt intéresser les groupes de cybercriminalité. »