Balance et marteau
Photo : Brian Jackson / 123RF

Abasse Twalal Harouna (certificat no 196674, BDNI 3382041) a été radié temporairement pour une période de dix ans par le comité de discipline de la Chambre de la sécurité financière (CSF) pour avoir fait défaut d’agir avec intégrité et honnêteté.

Ce dernier a plaidé coupable au seul chef d’infraction contenu à la plainte disciplinaire soit d’avoir participé à l’ouverture de comptes bancaires pour des personnes fictives entre 2019 et 2020.

L’intimé est inscrit auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) depuis 2012. Il détient un permis en assurance de personne depuis cette époque et a obtenu un permis en épargne collective en 2016.

Au moment des faits, l’intimé est inscrit comme représentant de courtier pour un courtier en épargne collective pour le compte de Desjardins Cabinet de Services Financiers. En mars 2019, il commence à occuper la fonction de Conseiller en finances personnelles auprès de la Caisse Desjardins des Patriotes à Boucherville.

Son rôle est d’identifier les besoins en matière de financement et de placements des membres et de leur donner des conseils selon leurs besoins. L’ouverture de compte de folios ne fait donc pas partie de ses tâches.

En mai 2020, le Bureau de la Sécurité Desjardins ouvre un dossier au nom de l’intimé dans le but de faire une enquête couvrant l’ensemble de ses activités professionnelles depuis son embauche à la Caisse, selon la décision sur culpabilité et sanction. Le Bureau avait alors été informé qu’un même individu appelait la Caisse en utilisant différents noms pour obtenir un rendez-vous avec l’intimé dans le but de transférer une hypothèque. Le Bureau avait également appris que trois folios avaient été ouverts par l’intimé.

Après enquête, le Bureau de la Sécurité Desjardins a associé huit ouvertures de comptes douteux, dont deux comprenant une marge de crédit, à l’intimé. Ce dernier a donc été congédié.

« Dans les cas impliquant une marge de crédit, les demandeurs fictifs ont remis à l’intimé des documents fortement similaires et comportant des erreurs grossières », rapporte la décision sur culpabilité et sanction. L’intimé aurait donc pu conclure qu’il s’agissait d’une fraude. Il a d’ailleurs avoué être au courant que les huit personnes ouvraient des comptes frauduleux, utilisaient de fausses identités et que les documents à l’appui de ces demandes étaient des faux.

L’intimé a assuré ne pas avoir l’intention de continuer à faire carrière dans le domaine financier.